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La France a demandé des changements à Cuba et a averti sur l'impact que la pression croissante des États-Unis pourrait avoir sur la stabilité des Caraïbes, dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et une crise interne de plus en plus profonde sur l'île.
Lors d'une séance à l'Assemblée nationale française, le ministre délégué au Commerce extérieur, Nicolas Forissier, a évoqué la crise économique que traverse Cuba, une situation qui, selon lui, frappe directement la population et peut avoir des conséquences plus larges sur l'ensemble de la région.
Le débat s'est tenu dans un contexte de préoccupations internationales croissantes suite aux déclarations du président américain Donald Trump, qui depuis Miami a affirmé que “Cuba est la suivante”, alimentant des craintes concernant une possible escalade dans les Caraïbes.
Depuis la France, l'avertissement ne se limite pas à la politique. Les autorités ont souligné que toute déstabilisation sur l'île aurait des effets directs sur les territoires voisins, y compris les territoires français dans les Caraïbes, où vivent des centaines de milliers de citoyens et dont la connectivité aérienne et l'approvisionnement dépendent de la stabilité régionale.
En même temps, le gouvernement français a appelé La Havane à progresser en matière de droits de l'homme et d'ouverture économique, insistant sur le fait que le dialogue international doit se poursuivre, mais avec des exigences claires.
Le contexte est une crise interne à Cuba qui déborde déjà le domaine économique. Lors du débat parlementaire, il a été alerté que la crise énergétique a conduit à une crise sanitaire, avec des hôpitaux confrontés à des difficultés pour maintenir des services de base, tandis que des organismes internationaux tels que l'ONU et l'OMS ont averti de la nécessité d'une aide urgente.
La France a également réitéré sa position historique contre l'embargo américain, qu'elle considère comme un facteur aggravant la situation de la population cubaine, et a affirmé qu'elle continuera à plaider à l'ONU pour son levée. Cependant, elle a également précisé qu'elle espère des changements internes sur l'île dans le cadre de toute solution à la crise.
En parallèle, le gouvernement français a recommandé à ses citoyens de ne pas voyager à Cuba pour le moment, en raison des risques associés à l'instabilité, notamment dans le transport aérien.
L'avertissement arrive à un moment particulièrement sensible pour les Caraïbes, où tout mouvement à Cuba pourrait avoir un effet domino en termes de sécurité, de migration et d'économie, laissant des millions de personnes, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'île, en attente d'un équilibre de plus en plus fragile.
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