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Le régime cubain a annoncé jeudi l'octroi d'une grâce à 2 010 prisonniers, présentée comme un geste humanitaire dans le contexte de la Semaine Sainte, mais des organisations de défense des droits humains dénoncent que la mesure répond à un besoin financier de l'État, et non à une clémence.
Le Ministère des Relations Extérieures (Minrex) a publié la déclaration sans fournir de liste de bénéficiaires ni de calendrier clair des libérations, et exclut explicitement ceux qui ont commis des crimes contre l'autorité, ce qui laisse de côté la grande majorité des prisonniers politiques reconnus.
Les activistes et les experts en droits de l'homme qualifient la mesure de drainage des prisons : une pratique récurrente par laquelle le régime libère des détenus ordinaires pour alléger l'effondrement du système pénitentiaire et réduire les coûts, sans aborder la situation des personnes détenues pour des raisons politiques.
Selon des données d'organisations indépendantes, il y avait 1 214 prisonniers politiques à Cuba fin février 2026, un chiffre qui témoigne de l'ampleur du problème que cet acte de grâce ne touche pas.
Parmi les cas qui restent sans résolution se trouve celui de Christian de Jesús Crespo Álvarez, 16 ans, arrêté après les manifestations de Morón, l'un des nombreux mineurs qui continuent d'être détenus pour avoir participé à des manifestations.
Depuis le domaine politique international, le congressiste Carlos Giménez Giménez a exigé la liberté immédiate de tous les prisonniers politiques et a averti que l'annonce du régime n'est rien d'autre qu'une distraction pour détourner l'attention de la communauté internationale.
Ceci est le cinquième grace depuis 2011 et la deuxième en moins d'un mois, ce qui renforce l'idée que les libérations obéissent à une logique de gestion des ressources et de pression internationale, et non à un véritable changement dans la politique des droits de l'homme du gouvernement cubain.
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