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La Casa Blanca a confirmé ce mercredi que le vice-président américain, JD Vance, dirigera la délégation de Washington lors des discussions avec l'Iran prévues pour samedi à Islamabad, au Pakistan, selon un câble d'EFE.
La porte-parole Karoline Leavitt a fait l'annonce lors d'une conférence de presse, quelques heures après que le président Donald Trump ait remis en question la présence de Vance lors d'une brève interview téléphonique avec le journal New York Post.
"Je peux annoncer que le président Donald Trump envoie son équipe de négociation, dirigée par le vice-président des États-Unis, JD Vance; l'envoyé spécial Witkoff et Jared Kushner à Islamabad pour mener des discussions ce week-end", a déclaré Leavitt.
À côté de Vance, participeront l'envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et Jared Kushner, gendre du président, qui ont mené plusieurs rounds de dialogue avec Téhéran depuis avril 2025.
Ce sera la première fois que Vance s'engage directement dans ces négociations. Au moment de l'annonce, le vice-président se trouvait en visite à Budapest, Hongrie.
Leavitt a précisé que "la première ronde de ces conversations aura lieu samedi matin, heure locale", et que Washington attend "avec intérêt ces réunions en personne".
Du côté iranien, la délégation sera dirigée par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Les conversations s'inscrivent dans le cessez-le-feu de deux semaines convenu mardi entre les États-Unis et l'Iran, médié par le Pakistan, qui prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz et le début de négociations diplomatiques à Islamabad.
L'accord intervient après 38 jours de l'Opération Epic Fury, l'offensive militaire conjointe lancée par les États-Unis et Israël le 28 février 2026 contre l'Iran.
La base des négociations est l'objet d'une dispute. Leavitt a assuré que le plan initial de dix points présenté par l'Iran a été "littéralement jeté à la poubelle" par Trump pour être "fondamentalement peu sérieux et inacceptable", et que Téhéran a ensuite présenté une proposition "condensée" qui a été considérée comme viable.
L'échafaudage est fragile : le président du Parlement iranien, Ghalibaf, a déclaré ce mercredi que le cessez-le-feu et les négociations sont irraisonnables en raison de trois violations présumées du cadre convenu, y compris des attaques israéliennes au Liban, l'entrée d'un drone dans l'espace aérien iranien et la négation du droit iranien à l'enrichissement d'uranium.
Washington, cependant, ne cède pas sur ses conditions. "Les lignes rouges du président, à savoir, la fin de l'enrichissement d'uranium par l'Iran sur son propre territoire, n'ont pas changé", a souligné Leavitt, qui a qualifié d'"absolument ridicule" l'idée que Trump pourrait accepter une liste d'exigences iraniennes comme base pour un accord.
La participation de Vance à Islamabad marque le plus haut niveau d'interaction directe entre les États-Unis et l'Iran depuis la Révolution islamique de 1979.
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