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Le porte-parole officiel Humberto López a averti cette semaine les Cubains que ceux qui nuiraient au Système Électrique National (SEN) seraient poursuivis pour le délit de sabotage, avec des peines pouvant aller jusqu'à la réclusion à perpétuité ou la peine de mort.
L'avertissement a été donné lors d'une émission du programme d'État "Hacemos Cuba", où López a détaillé que les actions considérées comme du sabotage incluent le vol de composants de parcs photovoltaïques, d'huile diélectrique de transformateurs, de carburant pour groupes électrogènes et de pièces de panneaux solaires.
Le journal officiel Granma a également publié un article intitulé Firmeza judiciaire contre le sabotage du programme énergétique cubain, dans lequel se réaffirme la position du régime d'appliquer la plus grande rigueur pénale à ceux qui portent atteinte à l'infrastructure électrique du pays.
Le cadre légal qui sous-tend ces menaces est le Dictamen 475 du Conseil de Gouvernement du Tribunal Suprême Populaire, qui établit des critères pour la qualification du délit de sabotage dans le contexte énergétique.
La réglementation prévoit des peines de sept à 15 ans dans les cas de base, avec des circonstances aggravantes qui peuvent porter la peine jusqu'à la détention à perpétuité ou même la peine de mort, en fonction de l'ampleur des dommages causés au système.
Le vol de composants électriques n'est pas un phénomène nouveau à Cuba. En septembre 2025, un homme est mort électrocuté en essayant d'extraire de l'huile d'un transformateur à Santiago de Cuba, un cas qui a montré à quel point le désespoir pousse les citoyens à risquer leur vie.
Les autorités ont déjà commencé à appliquer des peines exemplaires. Deux personnes ont été condamnées à Ciego de Ávila à neuf et sept ans d'emprisonnement pour des actes de sabotage contre des travaux du programme énergétique.
Le contexte dans lequel se produisent ces avertissements est celui d'une crise électrique sans précédent. En mars, Cuba n'avait pas reçu de fournitures de carburant depuis trois mois, comme l'a admis un viceministre, ce qui a aggravé encore davantage la situation énergétique du pays.
Au cours de cette même période, le décalage de production a dépassé les 2 040 MW pendant les heures de pointe, et un effondrement du SEN a laissé l'île sans service pendant presque 30 heures entre le 16 et le 18 mars, dans l'un des épisodes les plus graves des dernières années.
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