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Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a déclaré ce mardi qu'il est très probable que les négociations entre les États-Unis et l'Iran reprennent, selon ce qu'a rapporté l'agence EFE.
La déclaration survient deux jours après que la première série de discussions à Islamabad se soit terminée sans accord après 21 heures de négociations.
La délégation américaine était dirigée par le vice-président JD Vance, tandis que l'Iran était représenté par Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abás Araqchí.
Vance a été direct en annonçant l'échec : "Ils ont choisi de ne pas accepter nos conditions", a-t-il déclaré, ajoutant que la question centrale reste sans réponse : "Voyons-nous un engagement fondamental de la part des Iraniens à ne pas développer une arme nucléaire, non seulement maintenant, non seulement dans deux ans, mais à long terme ? Nous ne l'avons pas encore vu".
Le principal obstacle est le programme nucléaire iranien. Les États-Unis exigent un moratoire de 20 ans sur l'enrichissement de l'uranium et le démantèlement total du programme, tandis que l'Iran propose une pause de seulement cinq ans et revendique le droit d'enrichir de l'uranium.
Irán exige également des compensations de guerre estimées à 270 milliards de dollars pour les dommages civils et les victimes depuis le début du conflit.
Malgré l'échec, une diplomate médiatrice a confirmé ce mardi que Téhéran et Washington "ont déjà convenu de tenir une nouvelle ronde de discussions", probablement le jeudi 16 avril à Islamabad ou à Genève.
Le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a qualifié les discussions d'Islamabad de , bien qu'il ait reconnu l'existence de "différences profondément enracinées qui empêchent un accord" immédiat.
Guterres a également exhorté à rétablir la liberté de navigation dans le Détroit d'Ormuz conformément au droit international, et a remercié les efforts de médiation du Pakistan, de l'Arabie Saoudite, de l'Égypte et de la Turquie.
L'envoyé spécial de l'ONU, Jean Arnault, se rendra au Pakistan cette semaine pour coordonner les efforts diplomatiques.
Le contexte est d'une extrême urgence : le cessez-le-feu bilatéral de deux semaines médié par le Pakistan, annoncé le 7 avril, expire environ le 22 avril.
Le conflit a escaladé à partir du 28 février, lorsque les États-Unis ont lancé l'Opération Epic Fury, qui a détruit 90 % des missiles et 95 % des drones iraniens. L'Iran a répondu en fermant le détroit d'Ormuz le 4 mars avec des mines, des drones et des missiles, bloquant ainsi 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial et faisant grimper le prix du brut Brent de 67 à plus de 126 dollars le baril.
Trump a décrit les conversations d'Islamabad comme "une bonne réunion, sauf pour les armes nucléaires", et a confirmé ce lundi que l'Iran l'a contacté pour avancer dans un nouveau tour.
Fuentes diplomatiques ont indiqué que le deuxième tour "pourrait mener à un progrès si les deux acceptent de résoudre leurs différences", dans un processus qui, selon les mêmes sources, avance de manière positive.
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