« Il est temps que la machine à tuer iranienne prenne fin ! » : Trump appuie sur la gâchette et le monde tremble à nouveau



Donald Trump aux côtés de Pete Hegseth et de l'amiral Brad CooperPhoto © whitehouse.gov

Donald Trump a menacé ce dimanche de détruire chaque centrale électrique et chaque pont d'Iran si le régime n'accepte pas l'accord proposé par Washington, dans un message publié sur son réseau social Truth Social qui a secoué le monde à moins de 72 heures de l'expiration du cessez-le-feu bilatéral le 22 avril.

La menace survient après que des forces iraniennes ont tiré samedi contre un navire français et un cargo britannique dans le détroit d'Ormuz, ce que Trump a qualifié de "violation totale de notre accord de cessez-le-feu".

Les mots du président américain ne laissaient aucune place à l'interprétation : "Nous proposons un accord très juste et raisonnable, et j'espère qu'ils l'accepteront car, sinon, les États-Unis détruiront chaque centrale électrique et chaque pont en Iran. C'en est fini d'être le garçon sympathique !"

L'image que projettent ces mots est brutale et inquiète même parmi ceux qui soutiennent la fin du régime des ayatollahs : 90 millions d'Iraniens pourraient subir les conséquences de leurs menaces et se retrouver sans électricité, sans eau potable, sans hôpitaux opérationnels, sans communications.

Trump est allé encore plus loin : "Ils tomberont vite, ils tomberont facilement et, s'ils n'acceptent pas l'accord, ce sera un honneur pour moi de faire ce qu'il faut faire, quelque chose que d'autres présidents auraient dû faire avec l'Iran au cours des 47 dernières années. Il est temps que la machine à tuer iranienne prenne fin !"

En même temps, le président a annoncé que ses représentants se rendent ce dimanche à Islamabad, Pakistan, pour négocier demain lundi avec la délégation iranienne dans ce qui pourrait être la dernière opportunité diplomatique avant l'expiration du cessez-le-feu.

Le compte à rebours a commencé depuis le 8 avril, lorsque a été convenue une trêve de deux semaines médiée par le Pakistan, conditionnée à la réouverture du détroit d'Ormuz.

Les négociations préliminaires, tenues à Islamabad entre le 10 et le 12 avril, ont échoué : Washington a exigé le démantèlement total du programme nucléaire iranien et un moratoire de vingt ans sur l'enrichissement de l'uranium, tandis que Téhéran n'a proposé que cinq ans et a réclamé 270 milliards de dollars en compensations.

El 16 avril, Trump a affirmé que l'Iran avait accepté de stopper son programme nucléaire, mais deux jours plus tard, le régime rétablissait un contrôle strict sur le détroit et ouvrait le feu sur des navires étrangers.

Trump a également souligné que la fermeture du détroit coûte à l'Iran 500 millions de dollars par jour, tandis que les États-Unis, selon lui, "ne perdent rien".

Le Conseil européen a qualifié ce dimanche la menace de détruire des infrastructures civiles iraniennes d'« illégale et inacceptable », conformément à ce que plusieurs analystes ont souligné comme une éventuelle violation du droit humanitaire international.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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