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Un citoyen cubain a dénoncé publiquement sur les réseaux sociaux ce qu'il décrit comme un nouveau cas d'abus d'autorité à La Havane, après avoir été condamné à une amende par des agents de la Police Nationale Révolutionnaire (PNR) dans des circonstances qu'il considère arbitraires et dépourvues de fondement légal.
L'incident s'est produit au Vedado, à proximité de 23 et L, lorsque, selon son témoignage, il était garé en train d'aider un conducteur ayant des problèmes avec sa motocyclette. À ce moment-là, une patrouille s'est arrêtée et les agents ont demandé ses documents, puis lui ont infligé une amende sans lui expliquer clairement le motif ni l'article légal qui la justifiait.
«Ils ne connaissaient pas la loi», a affirmé le dénonciateur, qui a remis en question le manque de préparation des agents en service. Selon son récit, le chef de la patrouille —qu'il décrit comme un jeune sans éthique ni éducation— n'a pas su justifier la sanction appliquée, bien qu'il ait essayé de dialoguer avec respect et d'expliquer la situation.
La dénonciation ne vise pas seulement l'action ponctuelle des agents, mais une problématique plus profonde : la perception d'arbitraire dans l'application des normes. Le citoyen a comparé cet épisode à d'autres situations visibles dans la même zone, comme la présence de jeunes sous l'effet de drogues, qui — selon ses dires — ne reçoivent pas la même attention de la part de la police.
« Est-ce là la police que mérite d'avoir le ministère de l'Intérieur ? », a-t-il questionné, tout en rappelant le discours officiel qui présente l'institution comme garante de l'ordre et de la légalité dans le pays.
Le témoignage laisse également entrevoir un sentiment d'impuissance qui se répète de plus en plus fréquemment chez les Cubains, notamment dans un contexte où les sanctions administratives et les amendes sont devenues un fardeau difficile à supporter.
Cas récents renforcent cette perception. À peine ce jeudi, une autre dénonciation a circulé sur les réseaux sociaux après qu'il a été révélé que une inspectrice à Centro Habana a infligé deux amendes en une seule journée à une personne pour vente de pozuelos, totalisant 46 000 pesos. La sanction, équivalente à plus de six salaires moyens à Cuba, a déclenché un intense débat sur les limites légales et la justesse de ces mesures.
Les deux épisodes, bien que distincts, soulignent une même préoccupation : le manque de cohérence et de transparence dans l'application de la loi. Alors que certains citoyens sont sévèrement sanctionnés pour des activités de survie ou des situations mineures, la perception grandit que d'autres comportements plus graves restent sans réponse.
Dans un pays où le salaire suffit à peine à couvrir les besoins de base, une amende—qu'elle soit de circulation ou administrative—peut devenir un coup dévastateur. Mais au-delà de l'impact économique, ce que beaucoup remettent en question, c'est la perception que les règles ne sont pas claires et qu'elles ne sont pas appliquées de manière équitable.
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