Le Panama informe de la libération de trois des dix citoyens de ce pays détenus à Cuba



Bruno Rodríguez Parrilla accueille le ministre des Affaires étrangères du Panama, Javier Martínez-Acha.Photo © Facebook / Cancillería de Cuba

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Le gouvernement du Panama a annoncé la libération de trois femmes panaméennes détenues à Cuba depuis la fin février, dans le cadre des démarches diplomatiques pour résoudre le cas des 10 citoyens de ce pays arrêtés à La Havane accusés d'avoir affiché des posters contre le régime.

Les trois citoyennes libérées sont Evelyn Castro, Cinthia del Carmen Camarena, et Abigail Sthefany Gudiño, qui sont rentrées à Panama ce samedi par l'Aéroport International de Tocumen, selon un rapport de La Estrella de Panamá.

Selon le communiqué officiel du Ministère des Relations Étrangères du Panama, la décision a été prise par les autorités cubaines sous les figures juridiques de "collaborateur efficace" et "critère d'opportunité", en reconnaissance de la coopération fournie par les trois femmes durant le procès.

Le communiqué panaméen a qualifié cette mesure de "geste d'humanité et d'amitié envers le Panama" et a exprimé ses remerciements à Miguel Díaz-Canel et au ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez Parrilla pour avoir rendu possible "ce dénouement".

Les 10 Panaméens avaient été arrêtés dans les quartiers habaneros de Boyeros et Jaimanitas dans la matinée du 28 février, accusés par le ministère de l'Intérieur cubain (MININT) de "propagande contre l'ordre constitutionnel", infraction prévue par l'article 124 du Code pénal cubain, avec des peines pouvant aller jusqu'à huit ans de prison.

Le MININT a affirmé que le groupe avait placé des affiches avec des slogans tels que "À bas la tyrannie", "Le communisme : ennemi de la communauté" et "Nous avons confiance en Donald Trump, Marco Rubio et Mike Hammer", et que chaque participant aurait reçu entre 1 000 et 1 500 dollars.

Cependant, des activistes et des opposants cubains ont proposé une version différente. Le panaméen Jair Ortiz, qui a réussi à quitter Cuba avant l'arrestation massive, a rapporté que le groupe distribuait des aliments, des médicaments et des produits essentiels à plus de cinquante familles vulnérables, des personnes âgées et des familles de prisonniers politiques.

Les 10 détenus sont restés incarcérés à Villa Marista, siège de la Sécurité de l'État à La Havane, où l'ambassadeur panaméen Edwin Pitty a réussi à leur rendre visite en mars pour leur fournir une assistance consulaire.

Le chancelier panaméen Javier Martínez-Acha s'est rendu à Cuba le 25 mars, a rencontré Díaz-Canel et Rodríguez Parrilla, et a visité personnellement les détenus, confirmant qu'ils recevaient un traitement humanitaire.

Le cas a également généré des manifestations à La Havane : l'UNPACU et le collectif CDPC ont organisé des cacerolazos et ont placé des affiches à La Havane exigeant la liberté des Panaméens.

Le président panaméen José Raúl Mulino a demandé dès le premier moment au ministère des Affaires étrangères de garantir la défense juridique, la protection diplomatique et l'assistance consulaire des 10 personnes détenues.

Sept panaméens sont toujours détenus à Cuba. Le gouvernement du Panama a affirmé qu'il "continuera à effectuer toutes les démarches diplomatiques nécessaires pour garantir le bien-être et la rapide résolution de la situation des panaméens qui se trouvent encore sur le territoire cubain".

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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