Hezbolá rejette les négociations du Liban avec Israël et complique le chemin de Trump vers Cuba



Joseph Aoun, Naim Qassem et Benjamín NetanyahuPhoto © Wikipedia

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Le leader du Hezbollah, Naim Qassem, a déclaré ce lundi que son organisation ne reconnaît pas les négociations directes entre le gouvernement libanais et Israël ni leurs "résultats", et a réitéré son refus absolu de déposer les armes, le principal objectif israélien dans les pourparlers de paix médiés par Washington.

"Qu'il soit clair : pour nous, ces négociations directes et leurs résultats n'ont jamais existé et ne nous importent absolument pas. Nous continuerons notre résistance protectrice en défense du Liban et de son peuple," a déclaré Qassem dans un communiqué, selon EFE.

«Nous ne renoncerons ni à nos armes ni à notre défense», a-t-il ajouté, tandis que le gouvernement libanais du président Joseph Aoun participe à un dialogue dont le Hezbollah est explicitement exclu, malgré le fait qu'il soit la principale partie prenante dans le conflit.

Les conversations, les premières négociations directes entre le Liban et Israël depuis plus de 30 ans, ont été encouragées par le secrétaire d'État Marco Rubio le 14 avril et font partie d'un processus qui a inclus un cessez-le-feu historique annoncé par Trump le 16 avril, prolongé ensuite de trois semaines supplémentaires après un second tour à Washington.

Le rejet du Hezbollah n'est pas un fait isolé : il a des racines directes dans l'Opération Fureur Épique, l'attaque conjointe des États-Unis et d'Israël lancée le 28 février 2026 contre les installations nucléaires et militaires de l'Iran, qui a éliminé le guide suprême Alí Jameneí et détruit plus de 11 000 cibles iraniennes au cours de son premier mois.

Hezbollah est entré dans le conflit le 2 mars, en attaquant Israël depuis le sud du Liban en solidarité avec Téhéran, ce qui a déclenché une campagne israélienne qui a laissé plus de 2 290 morts et plus d'un million de déplacés sur le territoire libanais.

La posture du groupe chiite complique directement les négociations parallèles entre les États-Unis et l'Iran concernant le programme nucléaire iranien. Téhéran a conditionné tout accord à un cessez-le-feu incluant le Liban et le Hezbollah, liant ainsi explicitement les deux conflits.

La première ronde de conversations à Islamabad, médiée par le Pakistan, a échoué après 21 heures sans accord. Dimanche dernier, Trump a révélé qu'l'Iran a présenté une nouvelle proposition qu'il a qualifiée de "meilleure mais encore insuffisante", et a précisé qu'il n'a pas hâte d'atteindre un accord.

Ce blocage a des conséquences directes pour Cuba. Trump a articulé à plusieurs reprises une séquence explicite de politique étrangère : "D'abord l'Iran, ensuite Cuba". Le 7 mars, à Miami, il a déclaré que Cuba serait "la suivante" sur son agenda après avoir résolu le conflit iranien.

Le député Carlos Giménez a confirmé mercredi dernier que Trump "parle de plus en plus de Cuba" et la mentionne "presque toujours" dans ses conversations sur la politique étrangère.

L'administration maintient en attendant une stratégie de pression économique maximale sur La Havane : l'Ordre Exécutif 14380, signé le 29 janvier 2026, a déclaré le régime cubain comme une « menace inhabituelle et extraordinaire » et a réduit de 80 % à 90 % les importations de pétrole vers l'île.

Tant que le Hezbollah défie le processus de paix au Liban et que les négociations avec l'Iran restent au point mort, l'attention diplomatique totale de Washington ne pourra guère se tourner vers Cuba. Rubio l'a résumé sans ambiguïté le 29 mars : "Son système de gouvernement doit changer".

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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