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Le président Donald Trump a publié ce mardi sur sa plateforme Truth Social que l'Iran l'a informé être dans un « État d'effondrement » et qu'il demande aux États-Unis d'ouvrir le détroit d'Ormuz dès que possible, tandis que le régime tente de résoudre sa situation de leadership.
«L'Iran vient de nous informer qu'il est en un 'État d'Effondrement'. Ils veulent que nous 'Ouvrions le Détroit d'Ormuz' le plus vite possible, tout en essayant de résoudre leur situation de leadership (ce que je pense qu'ils pourront faire !)», a écrit Trump sur Truth Social, signant le message comme «Président DONALD J. TRUMP».
Le message arrive un jour après qu'Iran ait proposé de rouvrir le détroit en échange d'une levée du blocus naval de Washington et de la fin de la guerre, excluant pour le moment les négociations sur son programme nucléaire.
Cette proposition, transmise à Washington via le Pakistan lundi, a été reçue avec insatisfaction par Trump, qui insiste sur le fait que tout accord doit inclure le démantèlement permanent du programme nucléaire iranien.
La crise a éclaté le 28 février 2026 avec l'Opération Furie Épique, une offensive conjointe des États-Unis et d'Israël qui a détruit l'infrastructure militaire iranienne et tué le leader suprême Ali Jamenei ainsi que 49 hauts fonctionnaires et chefs militaires.
En réponse, l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz le 4 mars avec des mines, des drones et des missiles, bloquant le passage d'environ 20 % du pétrole mondial et faisant grimper le prix du brut Brent de 67 à plus de 126 dollars le baril.
Après l'échec des négociations à Islamabad le 12 avril — où la délégation américaine n'a pas réussi à parvenir à un accord après plus de 20 heures de discussions —, Trump a ordonné un blocus naval du détroit avec 12 navires de guerre, 100 aéronefs et 10 000 effectifs déployés dans le Golfe d'Oman.
Le blocus entraîne pour l'Iran des pertes quotidiennes estimées entre 435 et 500 millions de dollars, selon les données du dossier de la crise.
Le mercredi passé, Trump a ordonné à la Marine de tirer sur les embarcations qui placent des mines dans le détroit, déclarant que les États-Unis recherchent le «contrôle total» de cette voie maritime.
L'incertitude dans le leadership iranien est précisément ce à quoi Trump fait référence dans sa publication. Mojtaba Jamenei, fils du leader suprême assassiné, a été désigné nouveau Leader Suprême le 9 mars par l'Assemblée des Experts, mais son autorité est remise en question en interne par des clercs qui doutent de sa santé et de ses capacités, et Trump a rejeté son élection en la qualifiant d'« inacceptable ».
Plusieurs clercs ont proposé un conseil de direction temporaire face aux incertitudes concernant la figure du nouveau Leader Suprême, ce qui reflète la fragilité institutionnelle du régime à ce moment.
Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a visité la Russie ce lundi pour coordonner avec le président Vladimir Poutine une issue diplomatique à la crise, dans une démarche qui témoigne de l'isolement de Téhéran et de sa recherche de soutiens externes.
La Agence Internationale de l'Énergie a qualifié la crise du détroit d'Ormuz de la crise d'approvisionnement énergétique la plus grave de l'histoire, avec environ 2 000 navires et 20 000 marins touchés par la fermeture de cette voie.
Trump avait précédemment averti que il ne négociera avec l'Iran que si l'accord est bénéfique pour les États-Unis, écartant toute entente partielle qui laisserait intact le programme nucléaire du régime.
Le secrétaire d'État Marco Rubio a distingué en mars le « peuple incroyable » iranien du régime clérical, ouvrant la porte à une compréhension si la nouvelle direction adopte une position raisonnable, signe que Washington maintient une voie diplomatique ouverte conditionnée au démantèlement nucléaire.
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