Grande nouvelle pour les migrants détenus par l'ICE en Floride ! Une cour fédérale reconnaît le droit de demander une libération sous caution

La onzième circonscription a jugé que les personnes détenues par l'ICE ont droit à une audience de remise en liberté, dans une décision qui affecte des dizaines de milliers de migrants.



Illustration d'un immigrant consultant une correspondance légale dans un centre de détention de l'ICE aux États-Unis.Photo © ChatGPT

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La Cour d'appel du onzième circuit des États-Unis - qui couvre la Floride, la Géorgie et l'Alabama - a déterminé mercredi que les migrants sous la garde de l'ICE ont droit à une audience de mise en liberté sous caution, dans un jugement qui impacte des dizaines de milliers de personnes détenues.

Le tribunal a ainsi rejeté la politique de l'administration du président Donald Trump, qui classait tous les migrants entrés sans autorisation comme des "demandeurs d'admission", une catégorie qui leur refusait toute possibilité de demander une caution devant un juge de l'immigration, peu importe le temps qu'ils avaient passé dans le pays.

Le jugement, partagé 2-1, concerne l'affaire Hernández Álvarez c. Warden, Centre de détention fédéral de Miami (n° 25-14065), découlant de l'arrestation de deux citoyens mexicains résidant en Floride suite à des contrôles routiers en septembre de l'année dernière.

L'un d'eux, Fidencio Hernández Álvarez, a deux enfants citoyens américains et n'avait pas de casier judiciaire grave. L'autre, Ismael Cerro Pérez, réside aux États-Unis depuis 2015 et est père de trois enfants citoyens.

Tous deux ont été transférés dans des centres de détention fédéraux à Miami et au centre de traitement de Krome, respectivement, sans possibilité de demander une libération sous caution.

Dans l'avis majoritaire, le tribunal a été catégorique : "En bref, le langage que le Congrès a choisi d'utiliser n'accorde pas au Pouvoir Exécutif une autorité illimitée pour arrêter - sans possibilité de caution - tout ressortissant étranger non admis se trouvant sur le sol du pays."

Le rapport a ajouté que "nulle part dans le texte, la structure ou l'histoire de la INA (Loi sur l'immigration et la nationalité) ne trouve cette interprétation un fondement solide".

La seule dissidente du panel était la juge Barbara Lagoa, nommée par Trump lui-même.

Étant donné la division entre les circuits, on s'attend à ce que la bataille juridique parvienne à la Cour suprême des États-Unis, qui devra trancher de manière définitive si la politique de détention obligatoire sans possibilité de caution est constitutionnelle.

La politique contestée a été mise en œuvre par un mémorandum du directeur intérimaire de l'ICE, Todd M. Lyons, daté du 8 juillet 2025, qui a ordonné de traiter tous les migrants entrés sans inspection comme soumis à une détention obligatoire sans possibilité de libération sous caution, laissant les libérations à la seule discrétion du Département de la Sécurité Nationale.

Cette mesure coïncidait avec une affectation budgétaire de 45 milliards de dollars pour l'ICE, qui a doublé la capacité de détention quotidienne de 50 000 à 100 000 personnes.

La décision du Onceno Circuit se produit au milieu d'une profonde division entre les tribunaux fédéraux d'appel du pays. Le Cinquième Circuit et le Huitième Circuit ont soutenu la politique de détention obligatoire dans des arrêts partagés de 2-1, tandis que le Deuxième Circuit l'a rejetée à l'unanimité le 28 avril, la qualifiant de "la plus large de l'histoire du pays pour des millions de non-citoyens".

Ce même mercredi, le Septième Circuit a fait match nul sur la même question, et le Troisième Circuit a prévu des plaidoiries pour lundi prochain.

La vague de recours juridiques a été historique : plus de 30 000 demandes d'habeas corpus ont été déposées devant des tribunaux fédéraux par des migrants qui ne pouvaient pas demander de caution auprès des instances migratoires. Environ 420 juges de district ont rejeté la position du gouvernement ; seuls 47 l'ont soutenue.

Les arrestations de migrants sans antécédents criminels ont augmenté de 770 % sous l'administration Trump jusqu'en avril 2026, selon les données disponibles.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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