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La congressiste républicaine cubano-américaine María Elvira Salazar a réagi ce mardi de manière ferme au témoignage du Secrétaire à la Défense Pete Hegseth devant le Congrès, dans lequel il a confirmé que le régime cubain représente une menace claire et présente pour la sécurité nationale des États-Unis.
«La vérité est finalement révélée. Aujourd'hui, nous l'avons entendue directement du Secrétaire à la Guerre : Cuba est une menace claire et présente pour les États-Unis», a écrit Salazar sur son compte X.
La congresiste du district FL-27 de Floride a souligné que le régime n'est pas simplement un voisin gênant : « C'est une base stratégique pour la Chine et la Russie et un refuge pour des organisations terroristes, le tout situé à seulement 90 miles de notre côte ».
Salazar a ajouté que les Cubano-Américains du sud de la Floride avertissent depuis des décennies sur ce danger : « Mes électeurs et moi connaissons trop bien cette réalité ; nous voyons le danger tandis que d'autres détournent le regard ».
Le témoignage qui a motivé sa réaction a eu lieu lors d'une audience du sous-comité des crédits de défense de la Chambre des représentants, centrée sur le budget militaire pour 2027 et sur la guerre avec l'Iran.
Le député Mario Díaz-Balart a profité de son tour de parole pour interroger Hegseth sur Cuba point par point, et le secrétaire a confirmé chaque accusation : que l'île abrite des terroristes et des fugitifs de la justice américaine («Oui. Je suis d'accord»); que la marine russe, y compris le sous-marin nucléaire Kazán, utilise des ports cubains («C'est vrai, député»); et que le complexe d'intelligence des signaux russes à Lourdes est «très problématique».
Concernant les opérations d'espionnage contre les États-Unis documentées durant les administrations Obama, Biden et Trump, Hegseth a été tout aussi direct : « Tout cela semble très correct, Monsieur ».
Face à la question finale et directe de Díaz-Balart —«Pensez-vous que le régime cubain représente une menace pour la sécurité nationale des États-Unis ?»— la réponse du secrétaire fut d'un seul mot : «Oui».
Díaz-Balart a publié l'échange sur les réseaux sociaux et a souligné que « les administrations précédentes ont négligé la menace, mais l'administration Trump la prend au sérieux ».
Ce mardi même, le congressiste Carlos Giménez a critiqué des sénateurs républicains qui s'opposent à des actions décisives contre Cuba, les accusant de « n'avoir jamais montré beaucoup de disposition à se mettre du côté du peuple cubain ».
Le témoignage de Hegseth intervient dans un contexte de pression croissante de l'administration Trump sur La Havane.
Le 29 janvier dernier, Trump a signé un décret déclarant l'état d'urgence national en raison de la menace « inhabituelle et extraordinaire » du régime, et le 7 mai, Marco Rubio a annoncé des sanctions spécifiques contre GAESA, le conglomérat militaire qui contrôle entre 40 % et 70 % de l'économie cubaine.
Salazar a conclu son message par un avertissement sans ambiguïté : « Cuba ne peut pas continuer à représenter la menace qu'elle constitue pour nos côtes et notre sécurité ».
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