Bruno Rodríguez demande le soutien des BRICS face à une possible "agression militaire" des États-Unis.

Le chancelier cubain Bruno Rodríguez Parrilla a demandé ce jeudi aux BRICS à New Delhi de soutenir Cuba face à la menace d'une agression militaire des États-Unis.



Bruno Rodríguez ParrillaPhoto © X/Bruno Rodríguez ParrillaPhoto © X / Bruno Rodríguez Parrilla

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Le chancelier cubain Bruno Rodríguez Parrilla est intervenu ce jeudi lors de la session ouverte de la Réunion des ministres des affaires étrangères des BRICS, tenue à New Delhi, où il a exposé que Cuba est menacée d'agression militaire directe par les États-Unis et a demandé à la communauté internationale d'agir pour l'empêcher.

Dans son discours, Rodríguez a affirmé : "Mon pays est sous la menace d'une agression militaire directe et subit les effets d'un blocus brutal sur les approvisionnements en carburant, ce qui constitue une menace croissante pour la paix et la sécurité internationales."

Le chancelier a rejeté trois mesures spécifiques de l’administration Trump de cette année : l’Ordonnance Exécutive du 29 janvier qui a imposé l’embargo pétrolier, celle du 1er mai qui établit des sanctions secondaires contre des entités de pays tiers opérant avec Cuba, et les décisions du Département du Trésor du 7 mai.

Rodríguez a exprimé sa demande auprès des pays présents pour qu'ils se mobilisent : "Nous demandons à la communauté internationale de se mobiliser pour prévenir une aventure militaire contre Cuba qui provoquerait une catastrophe humanitaire, des effusions de sang, la mort de Cubains et de jeunes Américains, qui déstabiliserait la région et aurait des conséquences incalculables."

Le fonctionnaire a également rejeté l'accusation de Cuba comme menace à la sécurité nationale des États-Unis. "C'est Cuba qui est la nation menacée et agressée."

Il a décrit l'embargo comme "un acte de génocide et de punition collective qui cause un dommage humain extraordinaire" et a imputé à la politique américaine des coupures d'électricité les difficultés liées au pompage de l'eau, la pénurie de gaz liquéfié et les impacts sur les transports et les services médicaux.

L'intervention se produit dans un contexte de crise énergétique sans précédent à Cuba, avec un déficit électrique record de plus de 2 100 MW et des coupures de courant allant jusqu'à 22 heures par jour à La Havane.

La rhétorique de menace militaire s'est intensifiée ces dernières semaines : Trump a affirmé le 2 mai qu'il prendrait le contrôle de Cuba "presque immédiatement", le 5 mai a menacé de déployer le porte-avions USS Abraham Lincoln devant l'île, et le 12 mai le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a confirmé devant le Congrès que Cuba représente une "menace pour la sécurité nationale".

Sur le plan diplomatique, Rodríguez a remercié le soutien de la Chine, de la Russie, du Vietnam et de l'Inde, et a proposé la création d'un répertoire BRICS pour la science et la recherche au service du Sud global.

En parallèle de son intervention à New Delhi, le même ministre a annoncé ce jeudi que Cuba est "disposée à écouter" l'offre de 100 millions de dollars en aide humanitaire des États-Unis, qu'il avait à peine deux jours auparavant qualifiée de "fable".

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