Le porte-avions Nimitz visitera la Jamaïque dans le cadre de son déploiement dans les Caraïbes

Le USS Nimitz fera escale à Kingston, en Jamaïque, du 1 au 5 juin comme dernière étape de Mares del Sur 2026, au milieu des tensions entre les États-Unis et Cuba.



Porte-avions Nimitz et destroyer John Paul Jones en manœuvres (image de référence, 2020)Photo © news.usni.org

Vidéos associées :

Le porte-avions nucléaire USS Nimitz (CVN-68) fera escale au port de Kingston, Jamaïque, du 1er au 5 juin, comme dernière étape de l'opération multinational Mares del Sur 2026, selon annoncé par l'Ambassade des États-Unis dans ce pays.

Ceci est la 11e édition de l'exercice, organisé depuis 2007 par la 4e Flotte des États-Unis sous le Commandement Sud (SOUTHCOM). Le déploiement a conduit le groupe de frappe du Nimitz — accompagné du destroyer USS Gridley (DDG-101), de l'Ala Aérienne Embarquée 17 et du navire de réapprovisionnement USNS Patuxent — à parcourir l'Amérique du Sud et les Caraïbes, avec des escales au Brésil, au Chili et au Panama avant d'arriver en Jamaïque.

Le chargé d'affaires de l'Ambassade des États-Unis à Kingston, Scott Renner, a qualifié la visite de « moment important dans le partenariat durable entre nos pays » et a souligné que, au-delà du renforcement de la coopération maritime et de la sécurité régionale, « elle crée des opportunités pour des connections significatives entre les personnes et des avantages économiques pour les communautés locales ».

L'agenda comprendra des échanges avec des experts, l'observation des opérations de vol par des fonctionnaires jamaïcains, des membres de la Force de Défense de la Jamaïque et des étudiants universitaires, ainsi que des projets d'embellissement des écoles et des activités sportives avec des jeunes locaux.

Le déploiement du Nimitz dans les Caraïbes intervient dans un contexte de forte tension entre Washington et La Havane. Le porte-avions est arrivé dans les Caraïbes le 20 mai, et durant son transit, il a accueilli à bord des délégations du Suriname, de la Guyane, de Trinité-et-Tobago et de la Grenade pour observer des opérations.

Le président Donald Trump a nié que l'envoi du Nimitz visait à intimider Cuba. « Non, pas du tout », a-t-il répondu lorsqu'on lui a posé la question directement, ajoutant que l'intention était de « les aider ».

Cependant, des semaines auparavant, Trump avait menacé d'envoyer un porte-avions « à 100 verges » de la côte cubaine pour forcer la reddition du régime, menace qu'il a répétée le 5 mai conditionnée à la fin du conflit avec l'Iran.

Le Département d'État a tenté de réduire la tension le 12 mai, en indiquant que Trump «préférerait une solution diplomatique» avec Cuba.

En parallèle, le SOUTHCOM a intensifié ses opérations dans la région : plus de 150 heures de surveillance aérienne au-dessus de Cuba avec des aéronefs P-8A Poseidon, RC-135V et MQ-4C Triton, et le déploiement de la 24ème unité expéditionnaire de Marines avec plus de 1 300 effectifs depuis le 30 mai dans le cadre de l'Opération Lanza del Sur.

L'USS Nimitz est le porte-avions nucléaire actif le plus ancien de la Marine américaine, en service depuis plus de 51 ans depuis sa mise en service le 3 mai 1975. La Marine prévoyait de le retirer en mai 2026, mais en mars, elle a prolongé sa durée de service jusqu'en mars 2027, en attendant la livraison de l'USS John F. Kennedy (CVN-79).

Ce croiseur dans les Caraïbes est considéré comme son dernier déploiement opérationnel avant sa désactivation.

Archivé dans :

Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.