Les États-Unis sanctionnent le Ministère des Forces Armées de Cuba

L'OFAC a sanctionné aujourd'hui le MINFAR, Díaz-Canel, sa femme, son beau-fils, Alejandro Castro Espín et les CDR lors du troisième tour sous l'Ordre Exécutif 14404.



Supervision des exercices militaires à Cuba par des hauts responsables.Photo © Facebook/Minfar Cuba

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Le Département du Trésor des États-Unis a ajouté ce jeudi le Ministère des Forces Armées Révolutionnaires de Cuba (MINFAR), le président Miguel Díaz-Canel et quatre autres individus ainsi que quatre autres entités à la Liste des Nationals Spécialement Désignés et des Personnes Bloquées (SDN), lors de la troisième série de sanctions contre Cuba en moins d'un mois sous l'Ordre Exécutif 14404.

L'action, menée par l'Office de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), intervient un jour avant l'échéance donnée aux entreprises étrangères pour mettre fin à leurs opérations avec GAESA, le conglomérat militaire cubain sanctionné le 7 mai.

Parmi les personnes désignées figurent Lis Cuesta Peraza, épouse de Díaz-Canel et née à Holguín le 28 mars 1971, directement liée au dirigeant dans la liste SDN ; et Manuel Anido Cuesta, fils de Lis Cuesta et beau-fils de Díaz-Canel, né à Holguín en 1994 et résidant actuellement à Madrid, Espagne.

Ont également été sanctionnés Alejandro Castro Espín, alias «El Tuerto», fils de Raúl Castro et figure clé de l'appareil de renseignement cubain, né en 1965 ; et son fils Raúl Alejandro Castro Calis, né à La Havane le 16 mai 1995, mentionné dans la liste en lien avec son père.

L'inclusion de Díaz-Canel et de son entourage familial représente une escalade notable : jusqu'à cette action, le président cubain et son cercle le plus proche ne figuraient pas sur la liste SDN, bien qu'ils soient soumis à des restrictions migratoires en vertu de la Section 7031(c).

En ce qui concerne les entités, le MINFAR —situé dans l'Édifice Sierra Maestra, sur la Place de la Révolution à La Havane, et fondé le 16 octobre 1959— a été désigné comme entité gouvernementale sur la liste SDN. Bien qu'il ait déjà été bloqué en vertu des règlements de l'embargo cubain (CACR), son inclusion formelle sous l'EO14404 active le risque de sanctions secondaires contre les tiers qui interagissent avec lui.

Les autres entités désignées sont les Comités de Défense de la Révolution (CDR), fondés le 28 septembre 1960 ; l'Institut Cubain d'Amitié avec les Peuples (ICAP), fondé le 30 décembre 1960 ; l'agence de voyages Amistur Cuba SA, liée à l'ICAP ; et l'entreprise minière Minera La Victoria SA (MLV), dédiée à l'extraction des métaux non ferreux et sise au Centre d'Affaires Miramar, à La Havane.

C'est le troisième tour de désignations sous l'EO14404 en moins d'un mois. La deuxième ronde, le 18 mai, a élargi les sanctions à neuf hauts dirigeants cubains et à la Direction de l'Intelligence (DGI/G2).

L'Ordonnance Exécutive 14404, signée par le président Trump le 1er mai 2026, utilise l'autorité de la Loi sur les Pouvoirs Économiques d'Urgence Internationale (IEEPA) pour étendre les sanctions au-delà de l'embargo traditionnel, touchant également les membres adultes des familles des personnes désignées et créant un risque de sanctions secondaires pour les personnes et entreprises étrangères qui opèrent avec le gouvernement cubain.

Junto a las designaciones, OFAC a publié la Question Fréquente 1258 liée à Cuba, dans le cadre de la même action de ce jeudi. Plusieurs entreprises étrangères avaient déjà quitté le marché cubain en raison de l'expiration du délai pour mettre fin aux opérations avec GAESA, fixé pour ce vendredi 5 juin.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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