240 Haïtiens interceptés en mer : les États-Unis avertissent les navigants

Une opération conjointe a intercepté dimanche une embarcation avec 240 migrants haïtiens à 15 milles des îles Turques-et-Caïques. Le bateau prenait l'eau.



Embarcation chargée d'immigrants haïtiensPhoto © X/Garde côtière des États-Unis Sud-Est

Une opération conjointe de plusieurs agences a intercepté le dimanche passé un bateau avec 240 migrants haïtiens à 15 milles des îles Turks et Caicos, lors de l'une des opérations maritimes les plus importantes enregistrées récemment dans cette région des Caraïbes, a rapporté aujourd'hui la Garde côtière des États-Unis.

L'embarcation, surchargée et prenant de l'eau au moment de sa détection, représentait un danger imminent de naufrage pour ses occupants, a précisé l'entité dans une publication sur X.

L'opération a été coordonnée par la Garde côtière des États-Unis depuis sa station aérienne de Miami, avec la participation du Bureau des douanes et de la protection des frontières (CBP AMO), de la police des Îles Turques-et-Caïques et du Régiment des Îles Turques-et-Caïques.

Le communiqué officiel des Garde-Côtes des États-Unis, publié jeudi, a souligné que « les partenaires du programme OVS continuent de protéger les frontières maritimes en prévenant la perte de vies en mer ».

Le programme OVS (Opération Centinela Vigilante) regroupe de multiples agences fédérales et caribéennes avec l'objectif déclaré d'intercepter des embarcations irrégulières et d'éviter des tragédies en haute mer.

Le média CBS12 a identifié les occupants comme des nationaux haïtiens et a précisé que l'embarcation était surchargée et prenait l'eau lorsqu'elle a été interceptée, ce qui aggravait le risque pour ceux qui voyageaient à bord.

Les îles Turques-et-Caïques, territoire britannique d'outre-mer, sont un point de transit fréquent sur les routes migratoires maritimes reliant Haïti aux Bahamas et aux côtes de la Floride, en raison de leur proximité géographique avec toutes ces destinations.

Haïti traverse une profonde crise politique, économique et de sécurité. L'effondrement des institutions après l'assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, le terrible tremblement de terre de cette même année et l'expansion des groupes armés qui contrôlent de vastes zones du territoire national, y compris la capitale Port-au-Prince, ont entraîné des vagues migratoires tant terrestres que maritimes.

Cette interception n'est pas un fait isolé. Le 29 avril dernier, la CBP a intercepté un bateau sans feux à cinq milles de Miami avec 24 occupants de diverses nationalités, parmi lesquels des Haïtiens. En septembre 2021, la Garde côtière a intercepté plus de 100 Haïtiens près du sud de la Floride, et ce même mois, elle a rapatrié 260 migrants qui tentaient d'atteindre les côtes américaines par voie maritime.

En janvier 2023, la Garde côtière a rapatrié 83 Haïtiens à Cap-Haïtien après une interception, lors d'une opération qui illustre le schéma soutenu de ces traversées irrégulières au cours des dernières années.

L'interception de dimanche, avec 240 personnes à bord d'une seule embarcation menacée de chavirer, souligne à la fois le désespoir qui pousse des milliers d'Haïtiens à risquer leur vie en mer et l'intensité de la patrouille que les autorités américaines et leurs alliés maintiennent dans ces eaux.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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