Un jeune Cubain résident à Murcia, Espagne, a partagé un témoignage déchirant sur TikTok concernant sa lutte pour trouver un emploi, avouant qu'il est au bord d'abandonner son rêve migratoire après une recherche prolongée sans résultats.
Dans une vidéo de 50 secondes publiée sur son profil @el.finoo1, le jeune décrit d'une voix brisée une sensation de paralysie qui le consume : « Je suis maintenant à un moment de ma vie où je pense déjà à abandonner parce que cela fait longtemps que je cherche un emploi et je ne le trouve pas ».
Le témoignage reflète quelque chose de plus que l'épuisement personnel : « Le pire, c'est que l'on a l'impression d'être figé dans le temps, de ne rien avancer et de sentir que rien ne vaut la peine ».
Malgré le désespoir, le jeune termine le clip avec un message de résistance qui résume la contradiction vécue par des milliers d'émigrants cubains : « C'est déjà le moment de me rendre, mais je dois continuer, je dois continuer, les gens ».
Le profil de @el.finoo1 sur TikTok documente de manière sérialisée son processus d'insertion professionnelle à Murcie, avec des vidéos intitulées « Jour deux à la recherche d'un emploi à Murcie » et « Jour trois, j'ai déjà trouvé un travail pour quelques jours à Murcie », ce qui indique que le clip viral n'est pas un fait isolé mais fait partie d'une chronique en cours.
L'Espagne compte environ 287 490 Cubains inscrits, selon les données de l'Institut national de la statistique, et en 2025, plus de 35 200 nouveaux Cubains sont arrivés dans le pays. Les principales barrières à l'insertion professionnelle incluent l'homologation des diplômes, la bureaucratie migratoire et le manque de réseaux de contacts locaux.
À Murcie, les secteurs ayant la plus grande demande de main-d'œuvre immigrante sont l'agriculture saisonnière, l'hôtellerie, la construction et la logistique, bien que l'accès à ces emplois sans contacts ni papiers en règle demeure un obstacle réel pour de nombreux nouveaux arrivants.
La histoire de ce cubain à Murcie reproduit un schéma qui se répète parmi ses compatriotes en Espagne : l'illusion du premier jour se heurte à des semaines ou des mois de refus au travail, de démarches interminables et d'une solitude qui pèse plus que le chômage lui-même.
La réponse de la communauté sur TikTok a été massive et solidaire. Plusieurs utilisateurs lui ont proposé des alternatives concrètes : « À Majorque, il y a beaucoup de travail, si tu as envie de travailler, tu pourras travailler toute l'année sans t'arrêter », a écrit un utilisateur. Un autre lui a recommandé de s'adresser à Cáritas, et un troisième lui a indiqué qu'« il y a beaucoup de travail dans les champs ».
Un commentaire a résumé le sentiment collectif de ceux qui ont vécu la même chose : « Ce n'est qu'une étape, crois-moi, tout s'arrange peu à peu, l'important est de vivre un jour à la fois, de respirer et de continuer… le meilleur est à venir ».
L'Espagne a approuvé en janvier 2026 une régularisation extraordinaire des immigrants dont le délai expire le 30 juin 2026, une mesure qui pourrait bénéficier aux Cubains présents dans le pays depuis avant le 31 décembre 2025 et qui, à compter de la réception de la demande, leur permettrait de travailler légalement dans un délai d'environ 15 jours.
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