Sheinbaum offre son soutien aux entrepreneurs mexicains pour investir à Cuba

Sheinbaum a offert le soutien de la Chancellerie mexicaine aux entrepreneurs souhaitant investir à Cuba suite aux réformes économiques approuvées par le régime le 18 juin.



Image de référencePhoto © Illustration CiberCuba

La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a annoncé ce vendredi que les entrepreneurs mexicains intéressés à investir à Cuba pourront bénéficier du soutien de la Secretaría de Relaciones Exteriores pour établir des contacts institutionnels avec l'île, comme elle l'a déclaré lors de sa conférence de presse matinale au Palais National.

Les déclarations interviennent un jour après que l'Assemblée nationale du pouvoir populaire de Cuba a approuvé un paquet de 176 transformations économiques et sociales présenté par le premier ministre Manuel Marrero Cruz et soutenu par le président Miguel Díaz-Canel.

Sheinbaum a qualifié les réformes de « changement important » et a souligné que l'initiative d'investir revient au secteur privé, et non au gouvernement mexicain : « Ce devraient être des entrepreneurs et des entrepreneuses mexicains », a-t-elle affirmé.

La mandataria a souligné que les mesures approuvées par le régime cubain incluent un appel à ceux qui ont quitté l'île pour qu'ils participent à son économie : « Ils le font pour l'investissement, en appelant même les Cubains qui ont quitté l'île il y a longtemps à investir à Cuba », a-t-elle indiqué.

Pour ceux qui souhaitent explorer des opportunités d'affaires sur l'île, Sheinbaum a indiqué une voie concrète : « Les entrepreneur(e)s mexicain(e)s qui décident d'investir à Cuba peuvent également s'adresser au ministère des Affaires étrangères s'ils souhaitent établir un contact particulier ».

La présidente a également demandé de reconnaître l'ampleur des changements : « Il est important de reconnaître ce que fait le gouvernement de Cuba avec son peuple », a-t-elle exprimé, dans un ton de soutien qui reflète la relation diplomatique étroite que le Mexique entretient avec La Havane sous sa direction.

Le paquet de réformes approuvé jeudi par le Parlement cubain est considéré comme la plus grande tentative de changement structurel depuis des décennies.

Parmi ses mesures les plus importantes figure l'autorisation de l'investissement étranger direct dans des entreprises privées et coopératives, une pratique qui était auparavant interdite ; la création d'une banque privée pour la première fois en des décennies ; l'élimination de l'obligation de recruter des travailleurs par l'intermédiaire d'entités d'État ; et l'extension des droits de superficie jusqu'à 99 ans.

Les autorités cubaines ont présenté les mesures comme une réponse urgente à une profonde crise économique. La CEPAL prévoit une baisse du PIB cubain de 6,5% pour 2026 et une contraction cumulée de 10,3% au cours de la période 2025-2026, dans un contexte de coupures d'électricité chroniques, de pénurie généralisée et d'inflation.

Díaz-Canel, pour sa part, a rejeté l'idée que les réformes répondent à une pression externe et a assuré que « Cuba décide sans autre permission que celle de son peuple », bien que des analystes et des médias internationaux soulignent que l'urgence de ce paquet reflète l'aggravation de la situation interne.

Le processus législatif a été inhabituelle rapide : de l'annonce du 12 juin à la ratification parlementaire, moins d'une semaine s'est écoulée, avec une session extraordinaire du Comité central du Parti communiste en jeu, ce qui met en évidence la pression à laquelle le régime est confronté pour montrer des résultats devant une population à bout.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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