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Le gouvernement de Guantánamo a célébré le respect du plan d'exportation provincial à la fin du premier semestre 2026, sans mentionner que les mêmes produits qui sont vendus à l'étranger sont en pénurie parmi la population cubaine.
Selon des données de la Direction du Commerce Extérieur et de l'Investissement Étranger du gouvernement provincial, publiées dans un article du quotidien d'État Venceremos, Guantánamo a exporté 1 090 tonnes de produits —une de plus que les 1 089 prévues— générant des revenus de 174 millions de dollars, dépassant ainsi les 169,6 millions anticipés.
Parmi les secteurs en évidence figure le charbon de bois, dont les exportations ont augmenté de 5 % en valeur, décrit par le média d'État comme un produit de « recherche constante de meilleurs prix sur le marché international ».
Ce que Venceremos omet, c'est que ce même charbon, exporté vers l'Europe et le Canada, est en pénurie sur le marché informel cubain, où un sac peut coûter entre 1 200 et 5 000 pesos cubains —dans un pays où le salaire moyen avoisine les 4 000 pesos mensuels— tandis que des millions de familles en dépendent pour cuisiner face à l'effondrement du système électrique.
Il en va de même pour le café : Cuba ne produit pas les 24 000 tonnes annuelles requises par sa consommation interne —la production est tombée de plus de 60 000 tonnes dans les années 1950 à seulement 11 500 en 2021—, mais le régime privilégie l'exportation du grain de la meilleure qualité afin d'obtenir des devises.
L'article officiel lui-même admet au moins un manquement : « le miel d'abeille, produit phare des exportations de la province, ne respecte pas ses plans de collecte ».
Pour justifier le non-respect des exportations de services médicaux, le texte recourt à l'argument habituel du régime : « le harcèlement du Système de Santé imposé par la persécution et l'étranglement infligés à Cuba par l'administration américaine ».
Transtur, de son côté, apparaît dans l'article comme un autre cas de succès : il a tenu ses engagements d'exportation et a enregistré des ventes internes en devises dans les chaînes Cimex et TRD Caribe pour 515,000 dollars.
Le régime annonce également l'intégration de 17 nouvelles entreprises au circuit d'exportation, ce qui porterait à 34 le nombre d'entités de la province produisant à la fois pour le marché intérieur et pour l'étranger.
Pour le deuxième semestre de 2026, le plan inclut l'ajout de produits tels que le tetí (alevin marin), la fibre de coco longue, le piment habanero, le gingembre, l'huile de coco, le sel, le bois dur, les tablettes de chocolat, la crabes bleus et les pulpes de fruits.
L'optimisme provincial contraste avec le panorama national : au premier semestre de 2025, le plan d'exportation de biens n'a été exécuté qu'à hauteur de 62%, avec des revenus inférieurs de 7% par rapport à l'année précédente, et la CEPAL a projeté Cuba avec des perspectives d'exportation pires que celles d'Haïti.
Le déficit fiscal cubain pour 2026 est estimé à 74,500 millions de pesos cubains, ce qui équivaut à environ 3,100 millions de dollars, ce qui explique l'urgence du régime à obtenir des devises grâce aux exportations, même au détriment de l'approvisionnement interne.
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