La dette de Cuba envers le Club de Paris recommence à augmenter et frôle les 4,8 milliards de dollars

Cuba doit 4,795.5 millions au Club de Paris, une somme qui augmente malgré les renégociations. C'est le troisième plus grand débiteur de la région, derrière le Venezuela et la Colombie. Aucune réduction de la dette n'a été annoncée.



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La dette de Cuba envers les créanciers du Club de Paris a de nouveau augmenté en 2025 pour atteindre 4,795.5 millions de dollars, un signe que le régime continue de ne pas remédier à l'un de ses principaux problèmes financiers malgré les renégociations successives des dernières années.

Le renseignement figure dans le Rapport Annuel 2025 du Club de Paris, qui situe les réclamations officielles contre l'île à 171,5 millions de dollars au-dessus du niveau enregistré à la fin de 2024, lorsque celles-ci s'élevaient à 4.624 millions de dollars.

Sur le total dû, 300,8 millions de dollars correspondent à des crédits d'Aide Publique au Développement, tandis que 4 494,7 millions relèvent d'autres prêts officiels, représentant plus de 93 % de la dette réclamée par les créanciers.

Avec ce montant, Cuba reste le troisième plus grand débiteur d'Amérique latine et des Caraïbes auprès du Club de Paris, seulement derrière le Venezuela, dont la dette s'élève à 8,927.3 millions de dollars, et la Colombie, avec 5,108.5 millions.

L'augmentation survient à peine quelques mois après que des représentants du régime cubain et du Groupe de Créanciers de Cuba aient convenu à Paris, en janvier 2025, de modifier à nouveau les conditions des accords de consolidation signés en 2015 et 2021.

En cette occasion, le Club de Paris a assuré que la nouvelle reprogrammation offrait à Cuba "de meilleures conditions pour faire face à ses difficultés économiques et financières dans les années à venir." Cependant, l'organisme n'a pas annoncé de réduction du montant dû ni révélé un nouveau calendrier de paiements, se contentant d'indiquer que l'objectif était de faciliter le respect des engagements déjà existants.

La relation financière entre Cuba et le Club de Paris est marquée depuis une décennie par des renégociations. En décembre 2015, les deux parties ont atteint un accord pour restructurer une dette qui s'élevait alors à 11,1 milliards de dollars, intérêts de retard compris. Dans le cadre de cet accord, les créanciers ont accepté d'annuler progressivement 8,5 milliards de dollars d'intérêts accumulés, à condition que La Havane rembourse les 2,6 milliards restants sur une période de 18 ans.

La crise provoquée par la pandémie a contraint le régime à demander une nouvelle renégociation en 2021. Ce accord a accordé plus de temps pour s'acquitter de plusieurs paiements échus, bien que le Club de Paris ait clairement indiqué que cela ne signifiait pas une réduction de la dette.

Le Groupe des Créanciers de Cuba est composé de l'Australie, de l'Autriche, de la Belgique, du Canada, du Danemark, de la Finlande, de la France, de l'Italie, du Japon, des Pays-Bas, de l'Espagne, de la Suède, de la Suisse et du Royaume-Uni. Les États-Unis ne font pas partie de ce mécanisme.

Les chiffres publiés par le Club de Paris ne correspondent qu'aux demandes des créanciers officiels et excluent à la fois d'autres engagements extérieurs de Cuba et les intérêts de retard.

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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