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Des vols d'huile diélectrique dans des transformateurs, survenus depuis le début de 2026 dans les localités de Vila et Montoto, ont cumulés plus de 1 000 litres dérobés et ont laissé près de 200 clients sans électricité dans la municipalité de Primero de Enero, dans la province de Ciego de Ávila.
Le premier incident a eu lieu à Vila, où des individus ont extrait environ 200 litres d'un transformateur, affectant les habitations voisines et une Unité Entrepreneuriale de Base avicole.
Le deuxième et le plus récent incident s'est produit à Montoto, portant le total accumulé à plus de 1 000 litres volés, a rapporté le journal officiel Invasor.
Miguel Ángel Chamorro Pereira, chef des opérations de l'Organisation de Base Électrique (OBE) dans la municipalité, a précisé que le vol à Montoto "a causé des perturbations pour près de 200 clients" et a reconnu que le déficit de transformateurs à Cuba empêche leur remplacement rapide après chaque perte.
Les deux localités sont situées dans des unités de production du municipal, et après les vols, elles ont connu des journées de coupure totale d'électricité en raison de la disponibilité limitée du liquide qui empêche la surchauffe des équipements.
En réponse immédiate, l'Entreprise Électrique de Primero de Enero a renforcé la sécurité de la sous-station de 33 kV de Montoto, qui dispose désormais de quatre gardiens permanents.
Daimy Zamora Arteaga, première secrétaire du Parti communiste de Cuba dans la municipalité, a appelé à accroître la vigilance dans les quartiers où se trouvent ces transformateurs, indispensables pour garantir l'approvisionnement électrique.
Les autorités soulignent également la nécessité de lutter contre les receleurs qui alimentent le marché illégal de l'huile diélectrique, qui est revendue comme combustible de substitution pour les tracteurs et la machinerie agricole à des prix compris entre 600 et plus de 1 000 pesos cubains par litre.
Le phénomène n'est pas nouveau dans la province. En 2025, Ciego de Ávila a enregistré 41 vols similaires, avec 84 transformateurs affectés et plus de 14 440 litres dérobés, et les tribunaux provinciaux ont imposé des peines allant jusqu'à 12 ans de prison pour "sabotage" électrique.
À l'échelle nationale, le problème a atteint des lieux emblématiques. Le 25 juin, des voleurs ont volé l'huile du transformateur du Sanctuaire National de la Vierge de la Charité du Cuivre, à Santiago de Cuba, ce qui a privé le temple et son hébergement d'électricité.
Le 9 mai, un homme est mort électrocuté en tentant de voler de l'huile diélectrique dans la localité même d'El Cobre.
Le contexte électrique qui alimente cette épidémie de vols est dévastateur. Ce samedi, Cuba enregistre un déficit de 2 165 MW pendant le pic nocturne, avec à peine 1 015 MW disponibles face à une demande de 3 150 MW, a rapporté le directeur général de l'Électricité du Ministère de l'Énergie et des Mines.
Le Dictamen 475/2025 du Tribunal Suprême Populaire qualifie ces actes de sabotage, avec des peines allant de sept à 30 ans de prison, réclusion à perpétuité ou peine de mort dans les cas les plus graves.
Les autorités avertissent que les effets de l'huile diélectrique sont nocifs "même pour la vie des contrevenants", et que la sensibilisation à ces risques doit être priorisée tout comme l'analyse des causes profondes qui poussent la population à ce type de délits.
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