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Le président du Salvador, Nayib Bukele, a été proclamé ce lundi candidat à la présidence du parti au pouvoir Nuevas Ideas pour les élections générales prévues le 28 février 2027, selon les résultats des élections internes publiés par l'organisation politique elle-même.
Sur son site web, Nuevas Ideas a diffusé la liste des « gagnants, selon le total des votes comptés classés du plus grand au plus petit », accompagnée d'une photographie de Bukele l'identifiant comme candidat à la Présidence, rapporte l' agence Efe.
L'organisation n'a pas communiqué le pourcentage de votes obtenu par le président ni précisé s'il a fait face à une concurrence durant le processus interne. Jusqu'à présent, Bukele ne s'est pas non plus exprimé publiquement sur sa nomination.
La candidature se produit après que, en juillet 2025, l'Assemblée législative —où Nuevas Ideas dispose d'unelarge majorité de 57 des 60 députés— a approuvé une réforme constitutionnelle qui a supprimé les restrictions à la réélection présidentielle.
La réforme, traitée de manière expéditive, a également élargi le mandat présidentiel de cinq à six ans, supprimé le second tour électoral et avancé les élections générales à 2027 par le biais d'une disposition transitoire.
Les partis d'opposition ont critiqué ces changements et les ont qualifiés de recul pour la démocratie salvadorienne.
Bukele exerce déjà un second mandat consécutif. Sa réélection en 2024 a également suscité des controverses, car la Constitution salvadorienne interdisait expressément la réélection immédiate, bien qu'une résolution de la Salle de lo Constitutionnel, composée de magistrats nommés par l'actuelle Assemblée législative, ait validé sa candidature.
S'il remporte les élections de 2027, il resterait à la Présidence jusqu'en 2033, accumulant 14 années consécutives au pouvoir depuis qu'il a pris ses fonctions en 2019.
Une grande partie du soutien politique de Bukele repose sur sa stratégie de sécurité. Depuis mars 2022, El Salvador est sous un régime d'exception qui a permis l'arrestation de plus de 91 500 personnes et a été présenté par le Gouvernement comme le principal facteur derrière la réduction drastique de la violence attribuée aux gangs Mara Salvatrucha (MS-13) et Barrio 18.
Néanmoins, des organismes internationaux tels que la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH), Amnesty International et Human Rights Watch ont exprimé leur préoccupation face aux allégations de détentions arbitraires, de restrictions aux garanties procédurales et de décès de personnes sous la garde de l'État pendant la durée du régime d'exception.
Malgré ces critiques, Bukele maintient des niveaux élevés de soutien citoyen. Divers sondages publiés en 2026 situent son taux d'approbation entre 85,5 % et 94 %, tandis que son intention de vote oscille entre 70,9 % et 81,7 % en vue des élections de 2027.
La prochaine étape pour officialiser son ambition sera l'inscription formelle de sa candidature auprès du Tribunal Suprême Électoral, un processus prévu entre le 1er octobre et le 19 novembre 2026.
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