Carlos Fernández de Cossío accuse les États-Unis d'être la principale source de terrorisme d'État

Carlos Fernández de CossíoPhoto © Minrex

Le vice-ministre des Relations extérieures de Cuba, Carlos Fernández de Cossío, a publié ce vendredi une accusation directe contre Washington : il a affirmé que le gouvernement des États-Unis est « la source principale du terrorisme » dans l'hémisphère occidental.

«On peut affirmer avec certitude que la principale source du terrorisme, du moins dans l'hémisphère occidental, est le gouvernement des États-Unis et qu'il s'agit de terrorisme d'État. Ses centres névralgiques se trouvent en Virginie, spécifiquement à Langley et au Pentagone, au bord du Potomac», a écrit le fonctionnaire sur son compte personnel sur X.

La déclaration survient un jour après que le chancelier Bruno Rodríguez Parrilla ait accusé Washington de mener une « guerre psychologique » contre La Havane, par le biais de soi-disant fuites à des médias.

Le mercredi, CBS News a révélé que des planificateurs du Pentagone ont examiné fin juin des options militaires contre l'île, y compris une attaque aérienne avec la 101e Division Aéroportée. Rodríguez a averti qu'une attaque provoquerait un « bain de sang » et a nié que Cuba représente une menace quelconque pour les États-Unis.

Le jeudi, Marco Rubio a annoncé de nouvelles mesures contre l'extrémisme de gauche. Lors de la Conférence ministérielle sur le renouveau du terrorisme politique, tenue à Washington, le secrétaire d'État a accusé le régime cubain d'avoir développé pendant des décennies un réseau de renseignement et d'influence idéologique.

Il a affirmé que ce réseau a contribué au renforcement des mouvements d'extrême gauche aux États-Unis et dans l'hémisphère occidental. Il a également rappelé le soutien historique de La Havane à des groupes armés comme les FARC, l'ELN et les Tupamaros.

Dans ce même contexte, le Département d'État a annoncé une nouvelle politique qui empêchera l'entrée aux États-Unis de citoyens étrangers qui financent, recrutent ou collaborent avec des organisations terroristes d'extrême gauche.

La mesure sera appliquée en vertu de la Section 212(a)(3)(C) de la Loi sur l'immigration et la nationalité et fait partie de la stratégie de sécurité élaborée par l'administration du président Donald Trump pour élargir la lutte contre le terrorisme politique et renforcer la coopération internationale.

Ce même jour, le président Donald Trump a alimenté l'incertitude sur une éventuelle attaque militaire de l'île, en déclarant sur Fox News : « Beaucoup de choses vont se passer à Cuba dans les prochains peut-être deux mois ».

Washington maintient Cuba sur sa liste des États sponsors du terrorisme, une désignation rétablie par Trump le 20 janvier 2025. Pendant ce temps, La Havane accuse les États-Unis d'être le véritable agresseur.

Le 11 juillet, le secrétaire d'État Marco Rubio a averti que la direction cubaine a encore l'opportunité d'entreprendre des «réformes réelles» avant qu'il ne soit «trop tard».

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Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.

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