Fernández de Cossío répond au dernier mouvement de Marco Rubio contre le régime cubain

Le vice-ministre cubain Carlos Fernández de Cossío a qualifié d'« inverosímil » le fait que les États-Unis interdisent aux entrepreneurs de tout pays d'avoir des liens commerciaux avec Cuba.



Carlos Fernández de CossíoPhoto © MINREX

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Le vice-ministre des Relations étrangères de Cuba, Carlos Fernández de Cossío, a critiqué ce jeudi la politique de sanctions des États-Unis contre l'île et a affirmé que Washington a porté sa pression économique à un niveau "invraisemblable" en tentant d'empêcher que des citoyens et des entreprises de pays tiers entretiennent des relations commerciales avec Cuba.

Dans un message publié sur son compte X, le vice-ministre a dénoncé le caractère extraterritorial des mesures américaines.

«L'agression des États-Unis contre Cuba a pris la forme invraisemblable d'interdire aux citoyens et aux entrepreneurs de tout pays certains liens commerciaux avec Cuba. Peu importe la position des gouvernements de ces citoyens et entrepreneurs. Ils se retrouvent sans protection sous le bras coercitif des États-Unis.», a-t-il écrit.

Les déclarations interviennent à peine deux jours après que le secrétaire d'État, Marco Rubio, ait annoncé une nouvelle extension du programme de sanctions visant les entités liées au régime cubain.

Le 23 juin dernier, Washington a ajouté à sa liste de sanctions la Banque Financière Internationale (BFI), RAFIN, Almacenes Universales (AUSA), GeoMinera et Antillana de Acero, en plus d'inclure Annalie Lilliam Rueda Cardero, épouse d'Alejandro Castro Espín, fils de Raúl Castro.

En annonçant les mesures, Rubio a averti que toute banque ou entreprise étrangère maintenant des relations commerciales avec les entités sanctionnées pourrait être exposée à des restrictions d'accès au système financier américain, un aspect que le gouvernement cubain considère comme une application extraterritoriale des sanctions.

La nouvelle série de restrictions fait partie de la politique de pression mise en œuvre par l'administration du président Donald Trump, qui depuis le début de 2026 a renforcé les mesures économiques contre les entreprises d'État et militaires cubaines.

Parmi celles-ci figure l'Ordre Exécutif 14404, signé le 1er mai, qui a créé un nouveau programme de sanctions en vertu de la Loi sur les Pouvoirs Économiques d'Urgence Internationale (IEEPA) et a mis l'accent sur GAESA, le conglomérat économique contrôlé par les Forces Armées cubaines, ainsi que sur d'autres entités considérées comme stratégiques pour le financement du régime.

Fernández de Cossío est devenu l'une des voix les plus actives du gouvernement cubain pour répondre à cette stratégie. Au cours des derniers mois, il a accusé à plusieurs reprises Washington d'utiliser les sanctions comme un outil de pression politique et a tenu les États-Unis responsables de l'aggravation de la crise économique que traverse l'île.

Pour sa part, l'administration Trump soutient que l'objectif de ces mesures est d'accroître la pression sur les structures économiques contrôlées par le régime cubain et de limiter les sources de financement de ses principales entreprises d'État.

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