Donald Trump a de nouveau sorti sa blague préférée ce mercredi lors d'un meeting à Marietta, Georgie : en prenant le micro devant des milliers de partisans, le président des États-Unis a ouvert son discours par une phrase qui a déclenché une ovation immédiate.
«Je suis ici pour annoncer ma candidature… C'est une blague», a déclaré Trump au début de l'événement, organisé à Wheeler High School. Le moment a été filmé et largement diffusé sur les réseaux sociaux.
Le dirigeant, âgé de 80 ans, est actuellement dans son deuxième mandat présidentiel et la Constitution lui interdit légalement de briguer un troisième mandat. Le 22ème amendement, ratifié en 1951, stipule qu'aucune personne ne peut être élue président plus de deux fois. Trump a déjà gouverné entre 2017 et 2021 et est actuellement en train d'exercer son deuxième mandat.
Modifier cet amendement nécessiterait l'approbation de deux tiers du Congrès et la ratification de trois quarts des États, un processus considéré comme pratiquement impraticable.
Malgré l'interdiction constitutionnelle, Trump a transformé le sujet en un recours récurrent auprès de sa base. En mars 2025, il a affirmé que «beaucoup de gens» lui demandaient de continuer en poste au-delà de 2029, et en avril de la même année, il a même déclaré que il y avait «des méthodes légales» pour essayer, sans préciser lesquelles.
En octobre 2025, il a reconnu que l'amendement l'empêchait de se porter candidat et a qualifié cela de « dommage ».
L'événement en Géorgie avait pour objectif officiel de promouvoir ce que l'on appelle les « Trump Accounts », des comptes d'investissement pour enfants créés en vertu de la loi fiscale adoptée par les républicains, ainsi que d'aborder des questions d'accessibilité et d'éducation.
Cependant, l'événement s'est transformé en un meeting de campagne en vue des élections de mi-mandat de 2026, avec la présence du candidat au poste de gouverneur Rick Jackson et du candidat au Sénat Mike Collins.
En parallèle de ses blagues sur un troisième mandat, Trump a commencé à construire le récit de sa succession. À plusieurs reprises, il a désigné le vice-président JD Vance et le secrétaire d'État Marco Rubio comme ses favoris pour 2028, les décrivant à un moment donné comme un « ticket parfait » pour la candidature républicaine.
Selon EFE, Vance et Rubio semblent bien placés dans les sondages en vue d'une future candidature présidentielle républicaine, avec Vance comme le favori le plus immédiat pour diriger la formule du parti en 2028.
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