Un motard est mort ce lundi après un choc survenu dans la zone de Micro X, dans le quartier Alamar, dans la municipalité de La Havane Est, selon un report d'ARC Noticias dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.
L'accident aurait impliqué une moto et un véhicule de type jeep. Au moment de la publication, ni l'identité de la victime ni les circonstances exactes de l'impact n'avaient été confirmées.
Les images de la vidéo montrent les débris d'une moto détruite sur l'asphalte et un jeep vert arrêté sur la voie, ainsi que l'arrivée de deux motos et d'une patrouille de police sur les lieux.
Au moment de rédiger cette note, les causes de l'incident restent inconnues. Les autorités cubaines n'ont publié aucun communiqué à propos de l'accident, et les médias d'État ne l'ont pas non plus couvert, une constante dans ce genre de sinistres sur l'île, qui sont presque toujours rapportés uniquement par des médias indépendants et les réseaux sociaux.
L'accident s'ajoute à une série d'accidents mortels de motos à La Havane.
En décembre 2025, un motocycliste est décédé et son passager a été gravement blessé après avoir été percutés par un jeep Willys à Marianao.
En juin 2025, un autre motard a perdu la vie dans une collision avec un bus dans la capitale. En février 2026, un accident de la route sur le Malecón havanais a causé un décès.
Le propre quartier Alamar, avec plus de 100 000 habitants, avait déjà été le théâtre d'un accident mortel en mars 2025, lorsqu'une personne a été tuée en traversant la Vía Blanca dans la zone de la Loma du quartier.
Cuba traverse une crise persistante de la sécurité routière. Selon les données de la Commission Nationale de Sécurité Routière, les accidents de la route ont causé 750 morts en 2025, contre 634 décès en 2024, ce qui reflète une détérioration continue.
Les motos et cyclomoteurs ont été impliqués dans 63 % des accidents de 2025, causant 32 % des décès et 42 % des blessés.
L'essor des motos en tant que moyen de transport face à l'effondrement des transports publics, sans améliorations dans l'infrastructure routière ni dans l'éducation routière, explique en grande partie ce phénomène.
La nouvelle victime à Alamar est un reflet de cette réalité que le régime cubain ne reconnaît ni ne traite avec transparence.
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