
La plupart des États-Unis au Nicaragua a dénoncé que Daniel Ortega et Rosario Murillo poussent à de nouveaux changements dans la Constitution du pays dans le but de prolonger leur maintien au pouvoir et de restreindre la participation politique de larges secteurs de la population.
“Murillo et Ortega réécrivent la Constitution du Nicaragua, une fois de plus, pour prolonger leur mandat et exclure de larges secteurs de la population nicaraguayenne de la vie politique”, a affirmé la représentation diplomatique américaine dans un message publié sur le réseau social X.
Washington est allé plus loin en qualifiant le processus de nouvelle étape dans la consolidation du système autoritaire dirigé par Ortega et Murillo.
Ce n'est pas une réforme. C'est le renforcement de l'autoritarisme, a indiqué l'Ambassade, qui a également appelé à une réponse internationale face aux mouvements du régime nicaraguayen.
« Les nations de notre hémisphère doivent adopter des mesures significatives pour faire face à cette situation », a-t-il ajouté.
Une nouvelle escalade après les avertissements d'Ortega
La dénonciation américaine intervient après une série de mouvements politiques et de déclarations d'Ortega qui ont suscité des inquiétudes quant à l'avenir des processus électoraux au Nicaragua.
En juillet, Ortega a assuré que il ne permettrait pas que des élections facilitent le retour au pouvoir des secteurs opposés à son gouvernement.
Par la suite, les autorités nicaraguayennes ont annoncé que des processus électoraux continueraient d'être célébrés, mais elles ont proposé d'exclure de ceux-ci des personnes et des secteurs désignés par le régime comme étant des “coupables” ou des “traîtres à la patrie”.
L'Assemblée nationale, contrôlée par le pouvoir en place, a également confirmé qu'elle travaillait sur des transformations constitutionnelles liées au système électoral.
Les États-Unis ont alors réagi avec de fortes critiques. Le secrétaire d'État, Marco Rubio, a publiquement questionné Ortega et a défendu le droit des Nicaraguéens à choisir librement leurs dirigeants.
Ortega et Murillo accumulent du pouvoir
Les nouveaux mouvements surviennent après la profonde réforme constitutionnelle initiée par le gouvernement nicaraguayen entre fin 2024 et début 2025, qui a transformé la structure institutionnelle du pays et a consolidé la figure de Rosario Murillo comme coprésidente aux côtés d'Ortega.
Ces changements ont élargi les pouvoirs de la Présidence sur les institutions étatiques et prolongé le mandat présidentiel, dans un contexte de dénonciations internationales concernant une concentration de pouvoir croissante.
La nouvelle mise en garde de Washington indique désormais que les modifications constitutionnelles et électorales pourraient servir à restreindre encore davantage la concurrence politique et à faciliter la continuité d'Ortega et Murillo.
La pression américaine contre le régime nicaraguayen s'est également intensifiée au cours de 2026. En juin, Rubio a qualifié le régime Ortega-Murillo de “ennemi de l'humanité”, tandis que Washington a également recouru à des sanctions contre des fonctionnaires et des personnes liées au cercle de pouvoir de Managua.
Avec sa récente déclaration, les États-Unis cherchent à ramener à nouveau le cas nicaraguayen sur la scène régionale et demandent à d'autres gouvernements de l'hémisphère d'adopter des mesures concrètes face à la détérioration des garanties politiques dans ce pays d'Amérique centrale.
Vidéos associées :
Archivé dans :