
Le Ministère du Commerce Intérieur (MINCIN) a publié ce vendredi la , une norme qui fixe les exigences techniques que doivent respecter toutes les personnes physiques et morales — cubaines ou étrangères, ainsi que les succursales et autres entités autorisées — pour exercer des activités commerciales sur le territoire national.
La disposition a été consignée dans la , aux pages 43 à 46, et a été émise le 21 août.
La norme repose sur le , approuvé le 12 août 2026, qui met à jour le régime juridique du commerce à Cuba et exige le respect de conditions formelles et techniques de la part de tous les acteurs du secteur.
La résolution établit six exigences techniques générales applicables tant au commerce de gros qu'au détail.
Le premier oblige à « disposer de canaux de paiement électronique pour la commercialisation de biens et services et garantir l'accès à ces moyens pour les consommateurs et clients ».
Les autres exigent de présenter les permis et licences en cours de validité ; de justifier la correspondance avec l'objet social ou le document autorisant l'activité ; « de posséder un identifiant visuel de l'établissement en rapport avec l'activité, reflétant le type d'acteur économique » ; de disposer d'instruments de mesure dûment certifiés ; et de garantir des conditions permettant de vérifier les équipements et biens avant leur commercialisation.
Les points de vente mobiles ou fixes qui ne constituent pas des établissements sont exempts de l'exigence d'identifiant visuel.
En plus des exigences générales, la norme établit des exigences spécifiques selon le type d'activité.
Pour le commerce de gros, l'entrepôt propre ou sous contrat doit être « préalablement catégorisé, au moins au premier niveau technologique ».
Pour le commerce de détail, trois conditions supplémentaires sont ajoutées : disposer de moyens graphiques ou électroniques pour informer les consommateurs sur les produits, les prix et les unités de mesure ; avoir des moyens de manipulation des gaz réfrigérants dans les services de réfrigération et de climat ; et « garantir que les ustensiles et matériaux de travail entrant en contact avec les consommateurs soient propres et désinfectés ».
En ce qui concerne la procédure de vérification, le bureau d'enregistrement territorial du Registre Central du Commerce dispose de trois jours ouvrables pour transmettre la déclaration responsable aux directions provinciales du Commerce.
Ces derniers disposent, à leur tour, de sept jours ouvrables pour l'envoyer aux adresses municipales, qui ont 60 jours calendaires pour vérifier la conformité et émettre l'avis correspondant.
Après avoir reçu ce jugement, le bureau d'enregistrement territorial a 15 jours ouvrables pour émettre un avis de maintien ou de révocation de la licence commerciale, avec notification à l'Office National de l'Administration Fiscale (ONAT), à l'Inspection d'État et à la succursale bancaire.
La résolution précise que « l'avis technique émis est valide tant que les exigences prises en compte au moment de son émission sont respectées et qu'aucun manquement à ces exigences n'est établi », et que tout changement dans l'activité ou le secteur commercial oblige à demander un nouvel avis.
La Résolution 24/2026 fait partie d'un ensemble législatif plus large publié dans le même Journal Officiel, qui comprend également la concernant le Classificateur des Établissements Commerciaux, la sur la flexibilisation du commerce de gros et la sur les tarifs maximaux pour les services du Registre Central Commercial.
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