Ils demandaient 22 ans de prison pour un Cubain en Espagne, mais l'affaire a pris un tournant inattendu

Montage photographique réalisé avec l'IA où apparaît la Cour d'Appel des Asturies, une personne et une voiture de la Police Nationale.Photo © ChatGPT

Un Cubain résidant à Gijón, en Espagne, qui faisait face à une peine allant jusqu'à 22 ans de prison, a finalement été condamné à deux ans de prison après que la Cour d'appel provinciale des Asturies l'ait acquitté des accusations les plus graves portées contre lui, a rapporté le média local La Nueva España.

La décision de la Section Huit de l'Audience, rendue publique ce mardi, a écarté les délits d'agression sexuelle continue, de production de pornographie et de coercition, et a condamné l'accusé à deux ans de prison pour exploitation sexuelle et de mineurs, estimant prouvé qu'il avait permis l'enregistrement des relations sexuelles en sachant que le jeune était mineur.

Selon les faits prouvés, les rencontres ont eu lieu à une date indéterminée postérieure au 25 février 2021, lorsque l'accusé, actuellement âgé de 41 ans, a commencé à avoir des rencontres sexuelles avec le jeune dans son domicile à Gijón, et antérieure au 1er mars 2023.

La Fiscalía et l'accusation particulière réclamaient des peines totalisant 22 ans de prison : 15 pour agression sexuelle continue, six pour élaboration de pornographie et un pour menaces.

Cependant, le tribunal a estimé que les preuves ne permettaient pas de soutenir une grande partie de ces accusations.

En ce qui concerne la supposée agression sexuelle, le jugement a tenu compte du fait que le jeune homme lui-même a déclaré avoir eu des rencontres consensuelles, avoir rompu la relation, puis avoir repris des relations avec l'accusé.

Le dénonciateur l'a décrit comme « une personne avec qui il entretenait des relations sexuelles occasionnelles », tandis que, selon les déclarations faites au cours du procès, l'accusé souhaitait établir une relation de couple.

Un des points centraux du procès étaient les enregistrements des rencontres sexuelles.

L'accusé a soutenu que c'était le jeune lui-même qui « se filmait au moment où les deux avaient des relations ». Le tribunal a considéré comme établi que l'homme savait que les enregistrements étaient effectués et que le jeune était encore mineur.

Cette circonstance a été déterminante pour le condamner à deux ans de prison pour un délit d'exploitation sexuelle et de mineurs. Selon les faits établis cités par La Nueva España, lors de certains des rencontres, l'accusé a permis d'être filmé pour enregistrer les relations sexuelles, bien qu'il sache que le jeune était mineur.

Le tribunal a également écarté les coercitions en soulignant qu'il n'existait pas de preuve « même indirecte » permettant de corroborer les menaces attribuées à l'accusé.

Au cours du processus, la déficience du jeune a également été analysée. Les magistrats ont conclu que cette condition n'annulait pas sa capacité à donner son consentement sexuel.

Le Cubain a été défendu par l'avocate Olivia Sara Iglesias, qui a annoncé qu'elle ferait appel de la sentence. L'appel ouvrira désormais une nouvelle étape judiciaire dans un processus lié à des faits qui ont commencé il y a plus de cinq ans.

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