Régime démantèle une pharmacie clandestine à Cienfuegos

Le régime a mené une opération à Cumanayagua, Cienfuegos, où des médicaments contrôlés ont été découverts dans une maison utilisée pour les vendre illégalement.


Le régime cubain a démantelé une pharmacie clandestine qui opérait dans la municipalité de Cumanayagua, province de Cienfuegos, où des médicaments soumis à contrôle étaient vendus.

Selon le profil officiel Las Cosas de Fernanda, des forces policières ont mené une opération au cours de laquelle une grande quantité de médicaments a été trouvée dans un domicile présumément utilisé pour leur vente illégale.

Captura Facebook / Les Choses de Fernanda

Parmi les produits saisis se trouvaient des médicaments de production nationale, certains ayant des propriétés hallucinogènes, dont l'utilisation et la distribution sont régulées par la législation en vigueur et ne peuvent être vendus que sur prescription médicale.

Le profil officiel a assuré que les produits étaient vendus à des prix élevés, un argument utilisé pour justifier l'action policière. Cependant, il a omis de signaler que la prolifération de ce type d'établissement répond à la demande croissante générée par le désapprovisionnement chronique dans les pharmacies d'État.

"La guerre est un pacte de zéro tolérance", a affirmé la publication, en référence à la stratégie du régime contre la vente et la consommation illégales de médicaments et de substances considérées comme des drogues.

Dans le contexte cubain, où les médicaments se font rares dans les pharmacies d'État, des réseaux informels de distribution se sont multipliés pour pallier cette pénurie, souvent en marge de la loi et à des prix inaccessibles pour la majorité.

Depuis le début de 2025, les autorités cubaines ont intensifié une croisade nationale contre la vente illégale de médicaments, avec de multiples opérations policières à travers le pays.

En février, un arsenal clandestin de médicaments a été démantelé à Manzanillo, dans la province de Granma. Dans le domicile, d'importantes quantités d'antibiotiques, d'analgésiques, de fournitures chirurgicales, de seringues, de médicaments contrôlés, de gants, de sondes et de solutions intraveineuses ont été trouvées, le tout sans documentation légale.

Un mois plus tard, un jeune a été arrêté en pleine rue de La Havane Vieille alors qu'il vendait des médicaments tels que l'amoxicilline, l'énalapril, le paracétamol, la perméthrine et le globétazol.

L'opération, dirigée par des forces du Ministère de l'Intérieur, a été présentée comme faisant partie de la politique de "zéro tolérance", bien qu'elle n'aborde pas l'origine des médicaments ni la pénurie systématique qui pousse à ce commerce informel.

Ce même mois, une autre opération à Holguín s'est terminée par l'arrestation d'un citoyen en possession de médicaments contrôlés, y compris des psychotropes tels que l'amitriptyline et la trifluopérazine, des produits dont la circulation est réglementée en raison de leurs effets similaires à ceux des substances stupéfiantes.

Dans ce cas, les autorités ont également lié la saisie à la lutte contre le narcotrafic, soulignant le potentiel addictif des produits commercialisés.

Enfin, récemment à Pinar del Río, un infirmier de l'hôpital provincial a été arrêté avec une complice, après avoir été surpris avec des médicaments et des fournitures médicales volés du centre de santé.

Parmi les produits saisis, il y avait des ampoules, des blisters, des seringues et des crèmes utilisées dans des traitements hospitaliers. L'affaire a suscité des questions publiques sur le nombre de patients privés de soins médicaux en raison du détournement systématique de ressources sanitaires.

Questions fréquentes sur la crise des médicaments et la répression à Cuba

Pourquoi le régime cubain a-t-il démantelé une pharmacie clandestine à Cienfuegos ?

Le régime cubain a démantelé une pharmacie clandestine à Cumanayagua, Cienfuegos, en raison de la vente illégale de médicaments soumis à contrôle. Cette action s'inscrit dans la stratégie du gouvernement contre la vente et la consommation illégales de médicaments, bien que cette prolifération réponde également à la pénurie chronique dans les pharmacies d'État.

Comment la pénurie de médicaments s'est-elle aggravée à Cuba ?

La pénurie de médicaments à Cuba s'est aggravée avec plus de 70 % des médicaments essentiels manquants ou peu disponibles. Ce déficit affecte gravement les patients atteints de maladies chroniques et a conduit beaucoup d'entre eux à se tourner vers le marché noir, où les prix sont inaccessibles pour la majorité de la population.

Quelle a été la réponse du gouvernement cubain face à la crise des médicaments ?

Le gouvernement cubain a mis en place un système d'autofinancement pour le secteur de la santé publique et BioCubaFarma, et a étendu l'exemption tarifaire pour l'importation de médicaments par les voyageurs. Cependant, ces mesures n'ont pas été suffisantes pour résoudre la crise, qui continue d'affecter la population.

Pourquoi les réseaux informels de distribution de médicaments persistent-ils à Cuba ?

Les réseaux informels de distribution de médicaments persistent à Cuba en raison de l'approvisionnement chronique des pharmacies d'État. Ces réseaux compensent le manque de médicaments, opérant souvent en dehors de la légalité et à des prix élevés, ce qui reflète un échec du système d'État à garantir l'accès à des médicaments essentiels.

Comment la répression gouvernementale affecte-t-elle les vendeurs informels de médicaments ?

La répression gouvernementale affecte les vendeurs informels par le biais d'arrestations et de sanctions, dans le cadre de la politique de "tolérance zéro" envers le commerce illégal de médicaments. Cependant, cette répression ne s'attaque pas aux causes de la pénurie et limite les options de la population pour accéder à des traitements essentiels.

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