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La femme de l'opposant cubain José Daniel Ferrer, Nelva Ismarays Ortega, a été arrêtée et menacée ce lundi après avoir protesté contre la refus des autorités de lui permettre une visite conjugale dans la prison de Mar Verde, à Santiago de Cuba, où le leader de l'opposition est emprisonné.
Selon la dénonciation publiée par Ana Belkis Ferrer García, sœur du leader de l'Union Patriotique de Cuba (UNPACU), qui a utilisé son profil sur Facebook, le refus provient du capitaine Liván Laguart Riquelme, identifié comme "chef de collectif ou rééducateur" du détachement numéro 15 de la prison. Face au manque d'explications concernant cette décision, Nelva s'est exprimée devant la prison en signe de protestation.
Détention devant la prison
Vers 12h30, des agents répressifs sont arrivés sur les lieux. Parmi eux se trouvait Mario Raciel Soularys Garcés, sur une moto, accompagné d'un officier qui s'est présenté comme le Sous-lieutenant Carlos, ainsi qu'une patrouille de police avec deux agents de la PNR.
Les officiers lui ont annoncé qu'il devait les accompagner jusqu'au Centre de Recherches et d'Opérations de Versailles — connu par les activistes comme le “centre de tortures” à Santiago de Cuba — pour “lui fournir une explication” concernant la visite refusée.
Elle a été transférée là-bas et est restée environ une demi-heure à l'intérieur de la voiture de police, sous le soleil, avant d'être conduite dans un bureau où se trouvaient plusieurs agents, parmi lesquels le Major Raúl et un autre individu qui filmait la scène avec une caméra.
Menaces suite à des publications sur les réseaux sociaux
Lors de l'interrogatoire, les agents l'ont averti que c'était "le dernier avertissement" concernant ses publications sur les réseaux sociaux au sujet de l'affaire Ferrer et ses critiques envers les autorités cubaines.
Elle a été informée que si de nouvelles vidéos ou messages dénonçant la situation apparaissaient, le processus de sortie de la famille et de Ferrer lui-même “retournerait en arrière” et elle pourrait également être emprisonnée.
Nelva a été libérée vers 14h00, après avoir reçu de multiples menaces, sans qu'aucune explication ne lui soit donnée concernant le refus de la visite conjugale.
La douloureuse décision de Ferrer
Le vendredi passé, José Daniel Ferrer a révélé qu'il a accepté de sortir en exil, une décision qu'il qualifie de douloureuse, prise sous des pressions extrêmes du régime, et motivée par la nécessité de protéger sa famille.
À travers une lettre manuscrite datée du 10 septembre 2025, Ferrer dénonce une série d'abus systématiques et réaffirme son engagement dans la lutte pour la liberté de Cuba.
Ferrer explique qu'il a décidé de quitter le pays avant l'assaut de son domicile le 29 avril, lorsque il a été renvoyé en prison après la révocation de sa libération conditionnelle.
Il signale également que la Sécurité d'État lui a demandé de tirer parti de l'exil pour discréditer la lutte pour la liberté, y compris la manipulation de son image.
De plus, selon la plainte, ils souhaitaient que je demande aux États-Unis et à l'Église catholique de reprendre les négociations avec le régime.
Ferrer est catégorique : “Je tiens à préciser clairement que si ma vie et celle de ma famille dépendent de demandes telles que celles-ci, je préfère ma mort dans ce camp de concentration à la mode nazie (...). Je suis prêt à mourir, mais pas à vivre sans honneur, sans dignité.”
Questions fréquentes sur la situation de José Daniel Ferrer et sa famille
Pourquoi l'épouse de José Daniel Ferrer a-t-elle été arrêtée ?
Nevla Ismarays Ortega, épouse de José Daniel Ferrer, a été arrêtée pour avoir protesté contre le refus des autorités cubaines de lui permettre une visite conjugale à la prison de Mar Verde. Les autorités l'ont transférée au Centre de recherches et d'opérations de Versailles, où elle a été menacée en raison de ses publications sur les réseaux sociaux critiquant le régime cubain.
Que dénonce José Daniel Ferrer concernant sa situation en prison ?
José Daniel Ferrer a dénoncé des abus systématiques, des tortures et des conditions inhumaines dans la prison de Mar Verde. À travers des lettres et des messages, il a révélé des pressions pour qu'il accepte l'exil et discrédite la lutte pour la liberté de Cuba, en plus de devoir faire face à des menaces constantes contre sa famille.
Quelle est la position du régime cubain concernant la situation de Ferrer ?
Le régime cubain a utilisé la situation de Ferrer comme un outil de négociation politique. Malgré les pressions internationales, ils ont maintenu des conditions sévères concernant sa possible libération, cherchant à obtenir des avantages diplomatiques tout en poursuivant les dénonciations de violations des droits de l'homme.
Quelles actions la communauté internationale a-t-elle prises dans le cas de José Daniel Ferrer ?
La communauté internationale a condamné l'incarcération de Ferrer et a exigé sa libération immédiate. Des organisations comme Amnesty International et des gouvernements comme celui des États-Unis ont dénoncé les conditions inhumaines de sa détention et ont appelé à une action urgente pour protéger ses droits et ceux de sa famille.
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