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L'ancien espions cubain Gerardo Hernández Nordelo a réagi ce samedi aux mesures migratoires les plus récentes de l'administration de Donald Trump, qui incluent la révocation du parole humanitaire pour les citoyens de Cuba, d'Haïti, du Nicaragua et du Venezuela.
L'actuel coordinateur national des Comités de Défense de la Révolution (CDR) a écrit un message énigmatique sur Facebook où il répétait l'onomatopée "tic tac" de l'horloge pour évoquer la suppression des avantages migratoires pour les Cubains.
"Comment disaient les haineux, Tic tac, tic tac. La télé ment... tic tac. Le parole... tic tac. Que d'autre ?", a déclaré Hernández.
Votre message fait référence à l'expression utilisée par les activistes et les opposants selon laquelle le régime cubain n'a plus beaucoup de temps? Est-ce à dire que le temps prouvera que la télévision cubaine n'est pas "menteuse" ou, au contraire, est-ce utilisé pour signifier une attente, une pause dans le discours ?
L'opacité de son message, bien qu'elle donne quelques indices, empêche de découvrir avec précision ce que l'ex-espion a voulu dire.
Cependant, cela a servi à ironiser sur son insistance sur le "tic tac" : "À l'empire de Cuba, tic toc toc toc, il est aussi temps", a commenté un internaute.
L'un d'eux a même utilisé cette expression pour se moquer de Gerardo et critiquer le fait qu'il vit aussi de ceux qu'il appelle les "haineux".
« Et tes petits pots Tic Tac Tic Tac ?, tu vis des haineux parce que ton gouvernement ne fonctionne pas et tu es un parasite de l'empire, ton peuple est dans la misère et plus personne ne croit à l'histoire du blocus », a souligné un Cubain.
Votre message apparaît un jour après qu'il ait été révélé que les bénéficiaires des programmes de permis humanitaire (parole) pour les citoyens de Cuba, d'Haïti, du Nicaragua et du Venezuela pourraient faire face à une déportation, une fois que leurs permis ne seront plus valides, après la fin du programme qui permettait l'entrée temporaire de migrants pour des raisons humanitaires ou d'intérêt public significatif.
Dans un projet officiel du Département de la Sécurité nationale (DHS) circulé sous la signature de Kristi Noem, Secrétaire de la Sécurité nationale, il est spécifié que ceux qui n'ont pas d'autre base légale pour rester aux États-Unis devront quitter le pays ou faire face à des procédures d'expulsion.
Au total, plus de 532 000 personnes sont entrées aux États-Unis dans le cadre de ces programmes entre 2022 et 2025.
Le nombre de Cubains qui se retrouveraient légalement non protégés aux États-Unis suite à la récente annonce de révocation du parrainage humanitaire est estimé à environ 26 000, qui seraient entrés sur le sol américain après mars 2024.
Ces Cubains ne remplissent pas encore l'exigence d'un an et un jour de séjour aux États-Unis, nécessaire pour bénéficier de la Loi sur l'Ajustement Cubain (CAA).
Questions fréquentes sur les mesures migratoires de Trump et leur impact sur les Cubains
Quelles mesures migratoires Donald Trump a-t-il récemment mises en œuvre qui affectent les Cubains ?
Donald Trump a révoqué le statut de protection temporaire qui permettait l'entrée temporaire de migrants de Cuba, Haïti, du Nicaragua et du Venezuela aux États-Unis. Cette mesure affecte directement plus de 530 000 personnes qui ont bénéficié de ce programme depuis 2022. Les bénéficiaires perdront leur statut légal à partir du 24 avril 2025 et devront quitter le pays ou faire face à l'expulsion s'ils n'ont pas une autre base légale pour rester aux États-Unis.
Combien de Cubains seront affectés par la révocation du parrainage humanitaire ?
On estime que près de 26 000 Cubains qui sont entrés aux États-Unis après mars 2024 pourraient se retrouver sans protection légale suite à la révocation du parole humanitaire. Ce changement dans les politiques migratoires de Trump affecte également ceux qui n'ont pas encore satisfait à l'exigence d'un an et d'un jour de séjour aux États-Unis nécessaire pour bénéficier de la Loi d'Ajustement Cubain.
Quelles options ont les Cubains affectés par la suppression du parole humanitaire ?
Les Cubains qui perdent leur statut légal suite à la révocation du parole humanitaire pourraient explorer des alternatives telles que demander l'asile politique ou bénéficier de programmes de protection temporaire s'ils remplissent les conditions requises. Cependant, ces options ne sont pas accessibles à tous et peuvent rencontrer des obstacles juridiques et bureaucratiques. Il est crucial que les migrants cherchent un conseil juridique pour comprendre leurs options avant le 24 avril 2025.
Quelle a été la réaction à Cuba face aux mesures migratoires de Trump ?
En Cuba, la réaction face aux mesures de Trump a été critique, avec des figures du gouvernement comme Gerardo Hernández Nordelo utilisant un ton ironique et énigmatique pour réagir. Hernández a insinué sur les réseaux sociaux que les décisions de Trump font partie d'un "jeu politique" et a utilisé un message énigmatique de "tic tac" pour se référer à la situation. Le gouvernement cubain a accusé les États-Unis d'encourager l'émigration irrégulière et de punir ceux qui ont quitté l'île dans ces conditions, tout en esquivant sa responsabilité dans la crise économique et politique qui pousse de nombreux Cubains à émigrer.
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