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Le procès contre le prisonnier politique Yaser García López est maintenant clos et attendu pour un jugement, où le ministère public a requis huit ans de prison : six pour le chef d’accusation de “propagande contre l’ordre constitutionnel” et deux pour “trouble à l’ordre public”, selon des informations reçues de Cubalex.
Le processus était dirigé par le juge rapporteur Justo Gustavo Faife Hernández, du Tribunal Provincial Populaire de Villa Clara. La sentence a été prononcée par le procureur Frank Julio Cotilla Rodríguez.
L'organisation a dénoncé que le dossier viole des droits fondamentaux, y compris la liberté d'expression, et qu'il cherche à punir de manière exemplaire la posture critique de García López et ses publications sur les réseaux sociaux.
Pour Cubalex, le cas illustre la absence de garanties judiciaires à Cuba et l'utilisation du système pénal comme outil de contrôle politique pour criminaliser le dissentiment et réprimer l'exercice légitime des droits fondamentaux.
L'entité a alerté sur la gravité du processus et a exigé le respect des droits de l'homme de l'accusé.
Yaser a été arrêté depuis le 18 mars 2025 pour avoir crié des slogans contestataires et pour des publications critiques sur les réseaux sociaux.
Actuellement, il reste enfermé dans la prison La Pendiente, à Santa Clara.
Ce jeudi, il a également été révélé que le parquet cubain a demandé des peines allant jusqu'à neuf ans de prison contre six hommes accusés d'avoir participé à un cacerolazo pacifique en protestation contre les coupures de courant dans la localité d'Encrucijada, Villa Clara.
Parmi les personnes accusées se trouve le journaliste indépendant José Gabriel Barrenechea, inculpé pour “troubles à l'ordre public”.
Cinq des accusés restent en détention provisoire depuis les jours qui ont suivi la protestation, survenue le 7 novembre 2024.
Selon l'accusation, les hommes ont dirigé la manifestation avec trois chaudrons "qui n'ont pas pu être utilisés" et ont crié des slogans tels que "Mettez le courant, nous voulons du courant", ce qui, selon le parquet, a perturbé "la tranquillité publique" et a entravé la circulation routière.
Cependant, il s'agit d'un autre cas de répression du régime cubain contre la population civile cubaine, lassée de la crise économique et des coupures de courant.
Questions fréquentes sur la répression politique à Cuba et le procès de Yaser García López
Pourquoi Yaser García López fait-il face à un procès à Cuba ?
Yaser García López fait face à un procès accusé de "propagande contre l'ordre constitutionnel" et de "trouble à l'ordre public". Le parquet a demandé une peine de huit ans de prison en raison de sa posture critique envers le régime cubain et de ses publications sur les réseaux sociaux. Ce cas a été dénoncé par des organisations telles que Cubalex, qui soulignent le manque de garanties judiciaires et l'utilisation du système pénal pour réprimer la dissidence politique à Cuba.
Quelle est la situation des manifestants qui ont participé au cacerolazo à Encrucijada, Villa Clara ?
Le parquet cubain a demandé des peines allant jusqu'à neuf ans de prison pour les manifestants du cacerolazo à Encrucijada. Parmi les accusés se trouve le journaliste indépendant José Gabriel Barrenechea. Les charges sont basées sur des "troubles à l'ordre public" bien que la protestation ait été pacifique. Ce procès est un exemple de plus de la répression du régime cubain contre la population civile, qui souffre d'une profonde crise économique et de coupures de courant constantes.
Comment le système judiciaire à Cuba est-il utilisé pour réprimer la dissidence ?
Le système judiciaire cubain est utilisé comme un outil de répression politique contre la dissidence. Des cas comme celui de Yaser García López ou des manifestants d'Encrucijada montrent comment le régime emploie des accusations de "troubles à l'ordre public" et d'autres charges pour criminaliser l'exercice de droits fondamentaux tels que la liberté d'expression et la protestation pacifique. Les sentences sont souvent disproportionnées et manquent de garanties procédurales adéquates.
Quel impact la répression politique a-t-elle sur les familles cubaines ?
La répression politique à Cuba a un impact dévastateur sur les familles. Des cas comme celui de José Gabriel Barrenechea, qui a été séparé de sa mère malade pendant qu'il était emprisonné, illustrent comment la répression transcende les cellules et affecte profondément les liens familiaux. De plus, la criminalisation du dissentiment engendre un climat de peur qui dissuade la participation aux manifestations pacifiques.
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