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Le régime cubain a présenté une version mise à jour du Programme pour “corriger les distorsions et relancer l'économie”, approuvé par le Bureau Politique et qui servira de base à un processus national de discussion et d'analyse.
Dans le Conseil des Ministres, le premier ministre Manuel Marrero a présenté les étapes prises depuis juillet et les principaux changements du document, qui sera soumis à l'étude avec les structures étatiques, les organisations politiques et de masse pour ddéfinir les responsabilités concrètes de mise en œuvre.
Selon le rapport, le plan précise le portée des 10 objectifs généraux et met à jour 39 objectifs spécifiques, ainsi que son calendrier et les actions prévues de septembre à décembre.
La guide méthodologique du processus d'étude vise à “la compréhension intégrale” du programme et à aligner les objectifs, les buts et les actions dans chaque scénario du pays.
Cependant, aucune donnée concrète n'a été fournie sur la manière dont ces mesures ont impacté la vie quotidienne des Cubaains, marquée par l'inflation, la pénurie et l'effondrement des services de base.
En parallèle, le Conseil des ministres a évalué l'exécution du budget de l'État à la fin du mois d'août.
Finances et Prix a rapporté des résultats "favorables" par rapport à ce qui était prévu, avec une réduction importante du déficit budgétaire grâce à un dépassement des revenus et un excédent de la balance courante, ce qui permet de concentrer le financement sur les dépenses d'investissement.
À la fois, il a été signalé des non-exécutions dans les dépenses courantes et d'investissement en raison de niveaux d'activité non respectés.
Selon l'information officielle, les budgets locaux ont montré un résultat positif selon les territoires.
Marrero a encouragé à approfondir l'analyse territoriale pour que les provinces et les municipalités obtiennent de meilleurs résultats, augmentant les revenus et la gestion : « Une municipalité ne connaîtra jamais un développement complet si elle n'atteint pas le statut de bénéficiaire ».
L'exécutif a également examiné les actions de la Contralorie concernant l'exécution budgétaire, en mettant l'accent sur l'utilisation des transferts courants dans le secteur des entreprises non budgétisé.
Il a été insisté sur le renforcement de la comptabilité, la valorisation des contrats, l'exigence d'un comportement éthique de la part des dirigeants et des employés, l'augmentation de la participation des groupes de travail dans la gestion et le perfectionnement du contrôle interne à tous les niveaux.
Avec cette feuille de route, le gouvernement cherche à aligner les objectifs et les ressources à court terme (septembre–décembre) et à renforcer la discipline fiscale et le contrôle comme soutiens de l'ajustement économique.
Alors que le discours officiel se pare de technicités et de calendriers, il évite tout bilan critique.
Il n'y a pas d'autocritique sur l'impact des mesures, ni de transparence sur les résultats. Il s'agit d'un scénario répétitif : réunions, rapports, objectifs, et la promesse éternelle que le pire est sur le point d'être dépassé.
En pratique, les Cubains savent que ces phrases grandiloquentes ne se traduisent pas par une amélioration économique. La propagande cherche à dissimuler par des mots ce que l'expérience quotidienne révèle avec dureté : un pays où le salaire ne suffit pas pour se nourrir, la monnaie s'effondre et l'avenir reste hypothéqué.
Questions fréquentes sur la crise économique à Cuba et le nouveau plan du gouvernement
Quel est le nouveau plan économique présenté par le gouvernement cubain ?
Le gouvernement cubain a présenté une version mise à jour du Programme pour “corriger les distorsions et relancer l'économie”. Ce plan comprend 10 objectifs généraux et 39 spécifiques, avec un calendrier d'actions prévues entre septembre et décembre. Cependant, aucun détail concret n'a été donné sur la manière dont ces mesures influenceront la vie quotidienne des Cubains.
Comment le gouvernement cubain compte-t-il faire face à la crise économique actuelle ?
Le gouvernement cubain prévoit de faire face à la crise économique à travers un programme visant à corriger les distorsions et à relancer l'économie. Il se concentre sur des objectifs tels que stabiliser la macroéconomie, diversifier les revenus et rétablir le système électroénergétique. Cependant, les critiques soulignent le manque de détails concrets et de résultats tangibles dans les mesures proposées.
Quelles sont les critiques du plan économique du gouvernement cubain ?
Les critiques du plan économique du gouvernement cubain soulignent que le programme manque de transparence et de résultats concrets. L'inflation, la pénurie ou l'effondrement des services de base ne sont pas abordés. De plus, il est considéré que le discours officiel est rempli de technicité et de promesses sans un bilan critique des échecs passés.
Pourquoi le gouvernement cubain persiste-t-il dans le modèle socialiste malgré la crise ?
Le gouvernement cubain insiste sur le modèle socialiste comme le seul chemin viable, malgré la crise économique. Des fonctionnaires comme Manuel Marrero et Miguel Díaz-Canel ont réaffirmé leur engagement envers le socialisme, argumentant que la solution à la crise réside dans la discipline fiscale, le contrôle d'État et la participation de tous à la reprise économique, bien que cette approche ait été critiquée pour son ineficacité.
Quels défis Cuba doit-elle relever dans la mise en œuvre de son plan économique ?
Cuba fait face à de nombreux défis dans la mise en œuvre de son plan économique, parmi lesquels une forte inflation, l'effondrement des services de base et la pénurie de nourriture et de combustibles. Le manque de ressources, le contrôle excessif de l'État et l'absence de réformes structurelles constituent des obstacles significatifs qui limitent le succès du plan proposé.
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