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Le congressiste cubano-américain Carlos A. Giménez a lancé un avertissement sévère aux gouvernements qui ont soutenu le régime cubain lors de la récente vote de l'Assemblée générale de l'ONU, qui a approuvé une résolution appelant à la fin de l'embargo des États-Unis contre Cuba.
"Les pays qui soutiennent la dictature meurtrière à Cuba ne viennent pas mendier au Congrès des États-Unis. Qu'ils soient aidés par la tyrannie meurtrière à Cuba, car ils ne pourront pas compter sur nous. La complicité et l'indifférence ont perpétué la misère de notre peuple. Ça suffit !" a écrit Giménez sur X.
Votre message reflète le malaise de Washington face au double discours de certains gouvernements alliés.
Le représentant du sud de la Floride a remercié les pays qui ont rejeté la résolution de La Havane contre l'embargo ; il a salué le leadership du président Donald Trump et la solidarité croissante avec le peuple opprimé de Cuba.
Giménez, législateur républicain né à La Havane, a ainsi remis en question l'hypocrisie des pays qui, tout en demandant la coopération, l'aide économique ou le soutien militaire des États-Unis, votent à l'ONU en faveur d'un régime qui réprime, censure et viole systématiquement les droits de l'homme.
Un soutien en déclin pour La Havane
La mise en garde de Giménez intervient juste après un vote qui, bien qu'en faveur de la résolution cubaine, laisse le régime avec le niveau de soutien le plus bas en plus d'une décennie : 165 voix pour, sept contre et 12 abstentions.
Le chancelier Bruno Rodríguez a tenté de présenter le résultat comme une victoire, mais la réalité montre une fracture diplomatique sans précédent.
Plusieurs pays d'Amérique latine et d'Europe traditionnellement alignés sur le discours de La Havane se sont maintenant abstenus ou ont voté contre le texte.
Pour la première fois, l'Argentine et le Paraguay se sont opposés à la résolution, tandis que l'Équateur et le Costa Rica ont choisi de s'abstenir.
Cela montre un virage politique dans la région et un éloignement des gouvernements démocratiques vis-à-vis de l'autoritarisme cubain.
En contraste, des pays comme l'Espagne, la France, l'Italie et l'Allemagne ont maintenu leur vote en faveur de la résolution, malgré les preuves des liens du régime castriste avec la Russie, la Chine et l'Iran, ainsi que son rôle dans le recrutement de Cubains envoyés comme mercenaires dans la guerre en Ukraine.
Une dictature meurtrière soutenue par la complicité internationale
Les paroles de Giménez résonnent particulièrement à Miami, où la communauté cubaine exilée perçoit le vote de l'ONU comme un autre épisode d'impunité diplomatique.
Pour le congressiste, la complicité et l'indifférence d'une grande partie du monde libre sont des facteurs qui aident le castrisme à rester au pouvoir après six décennies, malgré la misère qui étouffe l'île.
La frustration de nombreux exilés est due à la narration internationale, qui continue de tenir le blocus américain responsable - et non la répression interne ni la corruption du gouvernement - de la crise que traverse Cuba.
Des recherches récentes ont révélé que GAESA, le groupe d'affaires contrôlé par les Forces Armées, gère plus de 18 milliards de dollars d'actifs, alors que les hôpitaux s'effondrent, que les Cubains font des files d'attente interminables pour obtenir de la nourriture et que l'émigration atteint des chiffres records.
Europe et Amérique Latine : le contraste des démocraties
Le message de Giménez a visé indirectement les gouvernements européens et latino-américains qui, malgré leur prétention à défendre la liberté et les droits de l'homme, soutiennent diplomatiquement la dictature cubaine, ignorant les dénonciations de l'Ukraine concernant la présence de mercenaires cubains sur son front de bataille.
L'avertissement de Giménez - "après, ne venez pas mendier" - n'était pas seulement une déclaration politique, mais aussi stratégique. Le politicien a laissé entendre que les pays qui légitiment la dictature cubaine ne doivent pas s'attendre à des faveurs, à de la coopération ou à un soutien financier du Congrès américain.
Dans un contexte international où Cuba dépend à nouveau de la rhétorique du "blocus" pour justifier sa ruine, la voix de Giménez incarne une vision de plus en plus partagée à Washington : il n'y a pas d'embargo qui opprime davantage le peuple cubain que celui de son propre gouvernement.
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