Le président des États-Unis, Donald Trump, a affirmé ce mardi qu'il ne refuse pas un possible dialogue avec le leader vénézuélien Nicolás Maduro, malgré les accusations de son administration l’accusant de diriger une organisation terroriste.
Selon un rapport de l'agence EFE, le président a déclaré à bord de l'avion présidentiel qu'il “pourrait lui parler, nous verrons”, lorsqu'il a été interrogé par des journalistes sur les raisons de dialoguer avec Maduro.
Trump a ajouté qu’“il en est le leader” et que “nous pouvons sauver des vies”, bien qu’il ait averti que “si nous pouvons le faire par les bonnes voies, c’est bien, et si nous devons le faire par les mauvaises, cela aussi est acceptable”.
Les déclarations interviennent dans un contexte de tension croissante dans les Caraïbes, caractérisé par le déploiement naval et aérien des États-Unis devant les côtes vénézuéliennes, sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue.
Le gouvernement de Caracas a dénoncé l'opération comme une "provocation" visant à favoriser un "changement de régime".
Selon des plateformes de suivi de vols, des avions militaires américains —y compris des bombardiers B-52 et des chasseurs F/A-18— ont été récemment détectés au-dessus de la mer des Caraïbes, entre le Venezuela et Curaçao.
Au cours des dernières semaines, Trump a tenu des réunions avec le Pentagone pour évaluer des “options d'action” sur le Venezuela, après que son administration a intensifié la campagne militaire en eaux internationales contre des navires liés au narcotrafic.
Comme contexte, lundi, Nicolás Maduro a affirmé depuis Caracas que le Venezuela traverse une “coyunture décisive pour son existence” et qu'il est “interdit d'échouer” face aux supposées menaces des États-Unis.
Le président a promis de défendre le pays "même au péril de sa vie" et a appelé les militaires et les fonctionnaires à "multiplier par dix l'effort" face au déploiement américain dans les Caraïbes.
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