Mère et fils vénézuéliens soutiennent l'arrestation de Maduro : “Nous attendons ce moment depuis 26 ans.”



Une mère et son fils vénézuéliens se sont distingués lors d'une manifestation à Porto Rico, défendant l'arrestation de Maduro. Leurs mots émouvants ont reflété la souffrance et l'espoir de millions de Vénézuéliens.

Mère et fils vénézuéliensPhoto © Captura de Video/Noticentro

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La voix d'une mère vénézuélienne et la détermination de son fils ont suffi à changer le cours d'une manifestation à Porto Rico et à toucher une corde sensible chez ceux qui ont vécu sous des régimes autoritaires.

Devant le Tribunal fédéral à Hato Rey, ils ont tous deux défendu publiquement l'arrestation de Nicolás Maduro et ont exprimé un sentiment partagé par des millions de Vénézuéliens : la fatigue, la colère et l'espoir accumulés après plus de deux décennies de crise.

« Que s'est-il passé ? Pourquoi sont-ils ici ? Cela fait vingt-six ans que nous attendons ce moment ! », cria la femme, visiblement agitée, tout en faisant face aux manifestants qui protestaient contre l'intervention des États-Unis au Venezuela. Ses mots, chargés de douleur, ont brisé le discours dominant de l'événement et ont provoqué des réactions mitigées parmi les présents.

La manifestation avait été convoquée à 16h00 par le Mouvement Indépendantiste National Hostosien (MINH), Mères contre la Guerre et le Mouvement Socialiste des Travailleurs (MST), des organisations qui ont rejeté ce qu'elles qualifient d'action impérialiste contre le gouvernement vénézuélien.

Cependant, l'intervention de la mère et de son fils a mis en lumière une réalité souvent ignorée dans ces espaces : celle de ceux qui ont directement souffert des conséquences du chavisme.

« Ne qualifiez pas de paix ce qui a été un meurtre ! », a réclamé la femme, accusant Maduro de crimes et le tenant responsable de la souffrance prolongée de son peuple.

Votre fils a renforcé le message avec un discours encore plus percutant. Il a affirmé que ceux qui défendent le dirigeant vénézuélien de l’étranger ne représentent pas le véritable peuple.

« Le vrai Vénézuélien est celui qui a souffert de la faim, celui qui est allé à l'hôpital et n'a pas trouvé de fournitures », a-t-il affirmé. Il a également rappelé que, selon ses dires, plus de 70 pour cent des Vénézuéliens souhaitent un changement politique. « Il n'est pas sensé de défendre un criminel de guerre », a-t-il conclu.

Pendant ce temps, le MST, par l'intermédiaire de son porte-parole Ricardo Santos Ortiz, a dénoncé le fait que Porto Rico soit utilisé comme une plateforme pour des interventions militaires américaines et a accusé Washington d'hypocrisie en désignant Maduro comme dictateur tandis qu'il, selon ses dires, réprime des immigrants et des minorités sur son propre territoire.

Mais au-delà des discours idéologiques, le moment qui est resté gravé fut celui d'une mère et de son fils parlant depuis la douleur. Son intervention a résonné avec la souffrance d'une diaspora marquée par l'exil, la pénurie et la séparation familiale, une expérience qui est particulièrement proche pour de nombreux Cubains.

Comme c'est le cas avec Cuba, la tragédie vénézuélienne ne se vit pas à travers des slogans, mais dans des foyers brisés et des avenirs interrompus. À Hato Rey, cette réalité s'est fait entendre sans micros officiels ni drapeaux partisans, seulement grâce à la détermination de ceux qui attendent depuis 26 ans que quelque chose change.

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