Repsol se déclare prête à investir "avec force" dans le secteur pétrolier vénézuélien et à tripler sa production



Repsol envisage de tripler sa production de pétrole au Venezuela à 135 000 barils par jour, soutenue par un cadre légal favorable et la coopération avec Eni. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie des États-Unis pour revitaliser le secteur énergétique vénézuélien.

Réunion avec les compagnies pétrolièresPhoto © X / La Maison Blanche

Le PDG de Repsol, Josu Jon Imaz, a déclaré ce vendredi au président des États-Unis, Donald Trump, que l'entreprise est prête à “investir massivement au Venezuela” et à tripler sa production de pétrole dans le pays jusqu'à environ 135 000 barils par jour.

Lors de ses déclarations, lors d'une réunion avec des compagnies pétrolières américaines, Imaz a remercié Trump “d'avoir ouvert la porte à un Venezuela meilleur” et a souligné que, bien que Repsol est une entreprise espagnole, elle est “pleinement engagée” à investir aux États-Unis.

Il a affirmé qu'au cours des 15 dernières années, ils ont investi 21 milliards de dollars dans l'industrie pétrolière et gazière américaine, avec une présence en Pennsylvanie, dans le golfe du Mexique, au Texas et en Alaska.

Sur son opération au Venezuela, Imaz a indiqué que Repsol est dans le pays “avec nos partenaires d'Eni” et qu'elle produit du gaz qui —selon ses dires— garantit “la stabilité de la moitié du réseau électrique au Venezuela”.

Il a ajouté que l'entreprise dispose de « personnel, d'installations et de capacités techniques » sur le terrain et que, si on le lui permet, elle est prête à investir davantage dans un « cadre commercial et légal » qui le rendrait possible.

Imaz a précisé que Repsol produit actuellement 45 000 barils par jour de brut au Venezuela et qu'elle est prête à multiplier ce chiffre par trois “dans les 2 ou 3 prochaines années”, “en investissant massivement dans le pays” et en suivant la recommandation du président américain.

Les déclarations ont eu lieu lors d'une rencontre à la Maison Blanche avec des entreprises énergétiques au cours de laquelle Trump, selon des rapports de presse, a exhorté les grandes compagnies pétrolières à investir des milliards dans la reconstruction du secteur pétrolier vénézuélien dans le cadre d'un schéma de contrôle et de sécurité promu par son administration.

Petróleos de Venezuela (PDVSA) a confirmé cette semaine qu'elle maintient des négociations avec le gouvernement américain pour la vente de volumes de brut selon des schémas similaires à ceux utilisés avec des entreprises comme Chevron, dans un processus qu'elle a qualifié de « légal et transparent ».

Pendant ce temps, les institutions vénézuéliennes continuent d'opérer sous la supervision de Washington, avec Delcy Rodríguez comme présidente intérimaire.

Pour les analystes internationaux, l'appel de Trump aux grandes entreprises pétrolières consolide le contrôle énergétique comme axe central de la stratégie des États-Unis envers le Venezuela et marque un tournant par rapport à la politique d'isolement appliquée les années précédentes, ouvrant une ère dominée par la reconstruction économique sous tutelle américaine.

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