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Les récentes rapprochements entre le régime de La Havane et des représentants de la Russie et de la Chine ont déclenché des alertes à Washington, qui considère ces mouvements comme une question de sécurité nationale.
Selon ce qu'a rapporté Martí Noticias, des sources du gouvernement américain ont exprimé leur préoccupation concernant les contacts maintenus par le régime cubain avec le ministre de l'Intérieur de Russie, Vladimir Kolokoltsev, et avec l'ambassadeur chinois à La Havane, Hua Xin.
Le Département d'État a souligné qu'il s'agit de mouvements d'intérêt pour la Sécurité nationale des États-Unis, mettant en avant l'importance que Cuba "soit dirigée de manière compétente par un gouvernement démocratique" et "qu'elle refuse d'abriter les services militaires et de renseignement de nos adversaires".
Le Département d'État a réitéré qu'il continuera à surveiller les liens du régime cubain avec des puissances rivales. Les récents contacts avec Moscou et Pékin confirment que La Havane tente de reconfigurer son réseau de soutiens stratégiques face à la nouvelle réalité régionale imposée par l'Administration Trump.
La visite russe et son contexte régional
Le ministre de l'Intérieur de la Russie a entamé cette semaine une visite officielle à Cuba, la deuxième en un peu plus de deux ans, avec un programme de réunions bilatérales qui comprenait des rencontres avec son homologue Lázaro Alberto Álvarez Casas, avec le général Raúl Castro et avec le dirigeant Miguel Díaz-Canel.
Son voyage marque la première visite d'une délégation russe de haut niveau depuis le déploiement militaire américain dans les Caraïbes et l'opération qui a abouti à la capture du dictateur vénézuélien Nicolás Maduro, au cours de laquelle 32 militaires cubains ont perdu la vie.
Díaz-Canel a qualifié la rencontre avec Kolokoltsev de « d'énorme signification », tout en cherchant à renforcer son alliance avec Moscou dans un contexte de tension avec les États-Unis.
Des observateurs internationaux interprètent cette visite comme une tentative de La Havane de garantir un soutien militaire et politique face à l'isolement international croissant et au mécontentement interne.
Le soutien chinois et l'aide d'urgence
En parallèle, l'ambassadeur chinois Hua Xin a été reçu par Díaz-Canel au Palais de la Révolution, lors d'une rencontre qui, selon la version officielle, a abordé la coopération bilatérale et l'“accélération de la Communauté d'Avenir Partagé entre les deux pays”.
La réunion a lieu quelques jours après que le président Xi Jinping ait approuvé un nouveau tour d'aide à l'île, d'une valeur de 80 millions de dollars, ainsi qu'un don de 60 000 tonnes de riz.
Les fonds, selon les informations fournies par la Présidence de Cuba, seront destinés à l'achat d'équipements électriques et à couvrir des « besoins urgents », dans le contexte de l'effondrement du système énergétique national et d'une profonde crise sociale.
Cependant, l'aide arrive dans un contexte de pression croissante de la part du gouvernement de Donald Trump, qui a averti le régime cubain qu'il “n'y aura plus de pétrole ni d'argent” en provenance du Venezuela après la chute de Maduro.
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