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Ulises Toirac a précisé sur les réseaux sociaux que son profil personnel ne répond pas à une agenda politique et a demandé à ses abonnés de respecter la nature diverse de ses publications.
«Ce n'est pas le profil d'un homme politique. Même pas le profil d'un humoriste. C'est le profil d'une personne dont le travail est celui d'humoriste et qui a une opinion politique», a écrit le comédien sur son compte Facebook.
L'artiste a expliqué qu'il ne s'adonne pas exclusivement à l'humour ni ne transforme chaque publication en un prononcé politique. Il a indiqué qu'il partage des contenus sur ce qu'il vit, pense ou ce qui l'inquiète, ce qui inclut des sujets personnels, professionnels et aussi des opinions sur la réalité du pays.
Toirac a interrogé ceux qui réagissent avec des slogans comme « Patrie et Vie » dans des publications sans lien avec le débat politique, par exemple lorsqu'il partage des images de sa chienne, ou avec « Patrie ou Mort » lorsqu'il fait la promotion de son livre Locos de barrio.
Bien qu'il reconnaisse que chacun a le droit de commenter, il a estimé que ce type d'interventions est hors de propos.
Pour illustrer son propos, il a comparé la situation à celle d'interrompre une conversation déjà en cours et de dire quelque chose qui n'a aucun rapport avec le sujet.
“Resbala, mais ne casse pas”, affirma-t-il avec son style d'oratoire particulier.
Le message de l'humoriste reflète le climat de polarisation qui tend à se transposer dans les espaces numériques des figures publiques cubaines, où même des contenus personnels finissent par susciter des réactions politiques.
Avec sa publication, Toirac a clairement indiqué que son profil est un espace personnel où il exerce à la fois son métier et son droit à l'opinion, sans que cela implique de transformer chaque publication en un débat idéologique.
Malgré son écrit, les internautes ont identifié son profil sur Facebook comme un espace de critique des problèmes actuels de la société cubaine.
Dans ce sens, par exemple, récemment Toirac a publiquement remis en question la décision du Tribunal Provincial de Holguín de refuser le recours de habeas corpus présenté en faveur des jeunes liés au projet indépendant El4tico, et a affirmé que la résolution répond à une interprétation discrétionnaire de la loi.
“Cela créerait un mauvais précédent. Ce n'est pas ce qui aurait été juste, mais ce qui est logique. Le tribunal de Holguín refuse le habeas corpus aux garçons de #el4tico en s'appuyant sur une loi qui permet d'étendre ou de réduire les limites à convenance. Interprétation subjective. La bataille des idées est un véritable massacre”, a-t-il écrit sur son profil Facebook.
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