Poutine reçoit à Moscou Bruno Rodríguez et confirme son soutien au régime cubain



Bruno Rodríguez et Vladimir PoutinePhoto © X / Bruno Rodríguez

Le président russe, Vladimir Poutine, a accueilli ce mercredi au Kremlin le chancelier du régime cubain Bruno Rodríguez et a réaffirmé que la Russie sera "toujours" aux côtés de La Havane face à ce qu'il a décrit comme le "blocus énergétique" des États-Unis.

Lors de la réunion, Poutine a déclaré que la Russie a "toujours" été "aux côtés de Cuba dans sa lutte pour l'indépendance et pour le droit de suivre son propre chemin", ajoutant qu'il s'agit d'une "période spéciale, avec de nouvelles sanctions", face auxquelles — a-t-il dit — Moscou n'accepte "rien de semblable".

La visite du chancelier cubain s'est déroulée dans le contexte d'une crise énergétique qui s'est aggravée en janvier et a conduit le régime cubain à mettre en œuvre un paquet de mesures d'urgence pour restreindre la vente de carburant, réduire les transports publics et adopter une semaine de travail de quatre jours dans les entreprises d'État.

Dans ce contexte, Rodríguez a remercié la “solidarité russe” exprimée — selon le texte — par le président et le gouvernement russes “de manière ferme et continue”.

Néanmoins, Moscou ne s'est pas engagé publiquement à envoyer du combustible ni « aucun autre type d'aide » à ce moment-là, selon le rapport de El Tiempo.

À la recherche urgente d'aide

Le fonctionnaire s'est rendu en Russie à la recherche d'aide, et en plus de sa rencontre avec Poutine, il a eu des réunions avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, qui a adopté un ton critique envers Washington et a décrit Cuba comme “un État frère”, réitérant la “solidarité avec nos amis”, mais sans promesses matérielles concrètes.

Lavrov a demandé aux États-Unis d'« agir avec bon sens » et de s'abstenir de ce qu'il a qualifié de « blocus militaire et maritime » contre l'« île de la liberté ».

Lors de ses conversations avec le chef de la diplomatie russe, Rodríguez a affirmé que Cuba ne changerait pas de cap politique sous la pression des États-Unis et a accusé Washington de contribuer au "détérioration de l'ordre international", en lui imputant également des "opérations de dépouillement et d'occupation des ressources naturelles", une "transgression totale du droit international" et une "ignorance des Nations Unies".

À la fin de sa présentation, Bruno Rodríguez a affirmé que "les relations entre la fédération de Russie et la république de Cuba sont historiques, fraternelles, spéciales, stratégiques, les projets de coopération bilatérale avancent bien et je suis convaincu que, malgré toute circonstance, nous continuerons à progresser vers les objectifs que nous nous sommes mutuellement fixés."

Archivé dans :

Équipe éditoriale de CiberCuba

Une équipe de journalistes engagés à informer sur l'actualité cubaine et les sujets d'intérêt mondial. Chez CiberCuba, nous travaillons pour offrir des informations véridiques et des analyses critiques.