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L'évêque cubain qui a réussi à rencontrer le Pape Léon XIV il y a à peine quelques jours, au cœur de la pire crise énergétique que traverse l'île, fait aujourd'hui face à un problème de santé à Rome.
La Conférence des Évêques Catholiques de Cuba a informé ce 23 février que monseigneur Silvano Pedroso Montalvo, évêque de Guantánamo-Baracoa, souffre d'une "gastrite sévère" alors qu'il se trouve dans la capitale italienne. Dans les jours à venir, il sera soumis à des examens diagnostiques pour définir le traitement à suivre.
Le Secrétariat de l'épiscopat a exhorté les fidèles à s'unir en prière pour sa rétablissement et pour le diocèse qu'il guide à l'extrême est du pays. "Notre Bon Père garde son pasteur en ce moment de fragilité physique", ont-ils exprimé, en confiant également sa santé à l'intercession de la Sainte Marie, Santé des malades. Caritas Cuba a également rejoint cet appel, soulignant la communion spirituelle avec le prélat.
La nouvelle arrive dans un contexte chargé de symbolisme. Monseigneur Silvano a été le seul évêque cubain à réussir à se rendre à Rome pour la visite ad limina, au milieu des coupures de courant et d'une pénurie de combustibles qui a contraint le reste de l'épiscopat à annuler le voyage pour rester auprès de ses communautés.
Le 20 février dernier, il a eu une audience avec le Pape Léon XIV et a participé à des rencontres avec plusieurs dicastères de la Curie. Sa présence au Vatican est survenue alors que la crise économique et énergétique à Cuba a transformé tout déplacement international en une odyssée. Son transfert était déjà assuré avant la suspension des voyages, ce qui lui a permis de respecter l'agenda prévu.
Lors de son séjour à Rome, il a également croisé le diplomate américain Mike Hammer, à un moment de tensions politiques et de mouvements diplomatiques qui ont à nouveau placé Cuba au centre de l'attention internationale. Cependant, l'attention se déplace désormais vers l'aspect humain.
Depuis Guantánamo jusqu'à Baracoa, des communautés marquées par la pauvreté, les coupures de courant et l'émigration constante, l'Église a invité à vivre ces jours comme un temps d'unité et de prière. Pour de nombreux fidèles, la maladie de l'évêque n'est pas seulement un bulletin médical, mais une épreuve de plus au milieu d'un temps complexe pour la nation.
La solidarité spirituelle devient ainsi un pont entre Rome et l'orient cubain, tandis que les catholiques de l'île et de la diaspora élèvent leurs prières pour le prompt rétablissement de Monseigneur Silvano.
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