
Vidéos associées :
La députée républicaine María Elvira Salazar a salué mardi la décision du gouvernement du Honduras de ne pas renouveler l'accord qui permettait la présence d'une brigade de 128 médecins cubains dans ce pays.
“Honduras a dit BASTA à la dictature cubaine”, a écrit Salazar sur le réseau social X, où elle a qualifié les soi-disant “missions médicales” de “commerce déguisé en solidarité” et a assuré que ces programmes ont exploité des professionnels cubains et financé la répression sur l'île.
« On commence à redresser le cycle de l'esclavage moderne du castrisme dans notre hémisphère », a affirmé la législatrice.
Fin de la convention
Le contrat, signé sous l'administration de l'ancienne présidente Xiomara Castro, expirera mercredi prochain. L'actuelle gestion du président Nasry Asfura a décidé de ne pas prolonger l'accord, comme l'a confirmé le secrétaire aux Communications, José Augusto Argueta.
« La sortie des médecins cubains est une décision de politique extérieure », a déclaré le fonctionnaire à la chaîne locale HCH.
Le vice-ministre de la Santé, Eduardo Midence, a assuré que la brigade sera remplacée par des médecins honduriens ou étrangers dûment accrédités auprès du Collège Médical du pays.
Selon Gonzalo Valerio, membre de l'Association d'Amitié Honduras-Cuba, les 128 spécialistes attendent la coordination d'un vol affrété pour retourner sur l'île début mars.
Impact régional
Le Honduras s'ajoute ainsi à d'autres pays qui ont mis fin à des accords similaires avec La Havane. Le Guatemala et Antigua-et-Barbuda ont récemment annulé ces conventions, tandis que la Guyane a évoqué la possibilité de payer directement les médecins cubains suite à des pressions des États-Unis.
Washington a qualifié ces programmes de schémas de « travail forcé », tandis que le gouvernement cubain affirme qu'il s'agit de coopération internationale en matière de santé.
Au Honduras, l'un des principaux programmes développés par la brigade était l'attention ophtalmologique à travers la dénommée Mission Miracle. Selon des chiffres officiels, jusqu'en octobre 2025, environ 44 000 consultations et près de 7 000 interventions chirurgicales avaient été réalisées.
Les autorités honduriennes ont indiqué que les cliniques offrant ces services ne fermeront pas et que les soins continueront sous la responsabilité de nouveaux professionnels.
Source de revenus pour Cuba
L'envoi de brigades médicales représente l'une des principales sources de devises pour le gouvernement cubain, qui entretient ce type d'accords dans plusieurs pays.
La décision du Honduras intervient dans un contexte de pression internationale croissante sur ces programmes et de scrutiny politique accru dans la région.
Archivé dans :