Environ 168 médecins cubains quittent le Honduras après l'annulation du contrat



Brigade médicale cubaine (Illustration générée par IA)Foto © CiberCuba/Sora

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Environ 168 médecins cubains ont quitté le Honduras mercredi après que le gouvernement du président Nasry Asfura a décidé de résilier l'accord qui leur permettait de travailler dans ce pays d'Amérique centrale.

L'agence Associated Press (AP) a rapporté que les médecins ont quitté l'aéroport international Ramón Villeda Morales, dans la ville de San Pedro Sula, à destination de La Havane.

Selon les autorités honduriennes, l'accord ne respectait pas plusieurs règlements internes du pays.

L'accord avait été signé sous l'administration de l'ancienne présidente Xiomara Castro et a permis l'arrivée de la brigade médicale cubaine en 2024.

L'ambassadeur de Cuba au Honduras, Juan Loforte, s'est rendu à l'aéroport pour faire ses adieux aux médecins et a indiqué aux médias locaux que la décision de mettre fin au contrat était une décision souveraine du gouvernement hondurien.

Les médecins cubains ont travaillé pendant deux ans dans 17 des 18 départements du pays et ont également fourni des services dans cinq centres ophtalmologiques construits par le gouvernement, où ils ont effectué environ 7 000 opérations oculaires.

Le ministre des Communications du Honduras, José Augusto Argueta, a récemment expliqué que le contrat ne serait pas renouvelé car il ne remplissait pas les conditions établies par la réglementation hondurienne pour ce type de brigades médicales.

Parmi les irrégularités mentionnées, le fonctionnaire a souligné que la législation du pays stipule qu'une brigade médicale ne peut rester au Honduras que pour un maximum de 90 jours, tandis que les médecins cubains y travaillent depuis 2024.

Argueta a également indiqué que les professionnels devaient être accrédités auprès du Collège Médical du Honduras et que le travail d'une brigade médicale devait être gratuit, des conditions qui, selon ses affirmations, n'étaient pas respectées.

Le fonctionnaire a rejeté l'idée que la décision soit liée à des pressions du gouvernement des États-Unis et a affirmé que l'annulation du contrat répond uniquement au respect des lois honduriennes.

En février, il avait été annoncé que l'actuelle gestion du président Nasry Asfura -soutenu par son homologue américain Donald Trump- avait décidé de ne pas prolonger l'accord.

Le régime cubain a réagi informellement après l'annonce du départ des médecins de l'île qui fournissaient des services au Honduras.

La réponse est venue du vice-ministre des Relations étrangères, Carlos Fernández de Cossío, qui a qualifié de "crime" le fait de priver un pays de ses sources légitimes de revenus.

Les États-Unis ont publiquement félicité le Honduras pour avoir mis fin au contrat qui permettait la présence de médecins cubains dans ce pays d'Amérique centrale, une décision qui constitue un nouveau coup dur pour l'un des principaux mécanismes de financement du régime de La Havane.

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