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Trump accélère sa stratégie pour faire s'effondrer le régime cubain avant 2026
sur la stratégie de l'administration Trump pour forcer l'effondrement du gouvernement cubain avant la fin de 2026, une opération que le média a baptisée 'Cubastroika' : une transformation systémique induite de l'extérieur par l'asphyxie énergétique du régime et l'ouverture sélective au secteur privé de l'île.
Le terme évoque la Perestroïka soviétique de Gorbatchev et résume le pari de Washington : que la pression énergétique combinée à une soupape de sécurité économique pour les Cubains indépendants entraîne un effondrement du système communiste similaire à celui de l'Europe de l'Est entre 1989 et 1991. Trump l'a résumé sans détour ce vendredi sur CNN : 'Cuba is going to fall pretty soon'.
La stratégie a deux facettes. D'une part, Trump a signé le 29 janvier un décret exécutif déclarant une urgence nationale concernant Cuba, autorisant des droits de douane sur tout pays fournissant du pétrole au gouvernement cubain. Cela s'ajoute à la coupure de l'approvisionnement vénézuélien —entre 27 000 et 35 000 barils par jour— après l'arrestation de Nicolás Maduro, et à la pression exercée sur le Mexique, qui était devenu le principal fournisseur alternatif. La Garde côtière a intercepté le 13 février le navire Ocean Mariner, avec 84 579 barils de fioul colombien d'une valeur de 6,9 millions de dollars, à environ 16 kilomètres au sud de Les Cayes, Haïti.
D'autre part, le Département du Trésor et le Département du Commerce ont publié de nouvelles directives en février qui permettent aux entreprises américaines et étrangères d'exporter du combustible directement vers des entreprises privées cubaines sans licences spécifiques et sans restrictions de volume, tant que le secteur privé est le bénéficiaire final. Des Cubano-Américains disposant de licences existantes ont déjà commencé à acheter du diesel et à l'envoyer à Cuba dans le cadre de ce schéma.
Cependant, mercredi dernier, les États-Unis ont interdit l'utilisation des banques cubaines pour ces ventes de combustible au secteur privé, effective depuis mardi, en raison de problèmes de détournement de fonds et de liens avec des entités militaires, compliquant la logistique de l'ouverture sélective.
Une source anonyme au sein de l'administration Trump a été directe en décrivant la logique derrière la stratégie : 'L'énergie est le moyen d'étranglement pour tuer le régime', et a qualifié le changement de régime comme 'un événement à 100 % en 2026'. Trump, pour sa part, a affirmé que 'Cuba n'a pas d'argent' et a suggéré que les États-Unis pourraient 'finir par avoir une prise de contrôle amicale de Cuba', avec Marco Rubio négociant à un niveau élevé avec La Havane.
Les conditions pour lever l'embargo, conformément à la Loi Helms-Burton de 1996, incluent le retrait de tous les Castro du pouvoir, la libération des prisonniers politiques, la restauration des libertés d'association et d'expression, ainsi que la tenue d'élections multipartites.
Les conséquences humanitaires sont dévastatrices. Cuba importe environ 60 % de son pétrole, et la crise a entraîné des coupures de courant allant jusqu'à 20 heures par jour, une pénurie de carburant pour les hôpitaux et la collecte des déchets, l'annulation de vols internationaux et l'effondrement des transports publics. Le coordinateur de l'ONU Francisco Pichón a demandé aux États-Unis une 'exception humanitaire' pour les envois de carburant. Le régime, pour sa part, a qualifié le possible blocus naval d' 'acte de guerre', tandis que la Russie a tenté d'envoyer un navire avec 200 000 barils de gasoil à La Havane en février, défiant les restrictions.
La administration Trump a canalisé 9 millions de dollars en aide humanitaire à Cuba à travers Caritas et l'Église catholique, évitant délibérément le gouvernement cubain, dans ce qu'elle décrit comme une distinction entre le peuple et le régime qui est au pouvoir depuis 67 ans.
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