Le locuteur et présentateur cubain Rolando Zaldívar a récemment donné son avis sur le destin de Cuba, alors qu'il traverse également l'un des moments les plus complexes de sa vie personnelle.
Lors d'une récente conversation dans l'espace Conducta Dade, Zaldívar a non seulement réfléchi à la crise que traverse l'île, mais aussi à la nécessité d'une transformation qui, selon lui, doit aller bien au-delà du domaine politique.
Zaldívar, connu à la radio et à la télévision cubaine en exil, a été au centre de l'attention publique ces derniers mois en raison de ses problèmes d'addiction aux drogues et de son entrée subséquente dans un processus de réhabilitation.
Dans ce contexte de rétablissement personnel, le communicateur a abordé sans détour la réalité cubaine, laissant claire sa position sur le système politique en place et l'avenir du pays.
“Je veux la liberté de Cuba… à bas le communisme, vive Cuba libre”, a-t-il affirmé lors de l'interview.
Cependant, sa déclaration ne se limita pas à un slogan politique.
De suite, il a introduit une nuance qu'il considère essentielle : “Mais une transition pacifique.”
Pour Zaldívar, tout changement sur l'île doit éviter des scénarios de violence ou d'effondrement social qui aggraveraient encore la situation de la population.
Son appel, comme il l'a expliqué, n'est pas seulement destiné aux Cubains sur place et à l'étranger, mais aussi à la communauté internationale, à laquelle il a demandé de prêter une attention particulière à la complexité du contexte cubain.
Al étant interrogé sur la façon dont il voit la reconstruction de Cuba, au-delà du débat politique, le présentateur a mis l'accent sur un problème qu'il considère tout aussi urgent : la dégradation des valeurs sociales.
“Le même communisme a fait perdre les valeurs”, a soutenu ; tout en arguant que des décennies de pénurie, de crise et de survie ont profondément altéré l'échelle morale de la société cubaine.
Dans son analyse, cette transformation a engendré une distorsion dangereuse dans la perception du correct et du incorrect.
Pour l'illustrer, il a cité une idée qu'il a dit avoir entendue se répéter à plusieurs reprises : « Il viendra un moment où le bon semblera mauvais et le mauvais semblera bon ».
Avec cette réflexion, Zaldívar a mis en garde contre ce qu'il considère comme une confusion morale accumulée au fil des ans, où des comportements nés comme des mécanismes de survie - tels que mentir, tromper ou chercher des raccourcis - se sont finalement normalisés au sein du tissu social.
À son avis, cette dégradation ne disparaîtra pas automatiquement avec un changement de système.
“Il faut sauver toute cette perte de valeurs”, a-t-il insisté, en soulignant que l'avenir de Cuba nécessitera non seulement des réformes politiques et économiques, mais aussi une profonde reconstruction sociale.
Ses déclarations interviennent à un moment de débats intenses au sein de l'exil et parmi les Cubains eux-mêmes, notamment sur les réseaux sociaux, concernant la façon dont la transition à Cuba devrait se dérouler
Son intervention s'inscrit dans une discussion plus large sur la responsabilité, le changement et la reconstruction nationale.
Pendant ce temps, Zaldívar continue de faire face à sa propre bataille personnelle.
La bataille personnelle de Rolando Zaldívar pour l'avenir
En déclarations précédentes à Conducta Dade, il a reconnu son problème de dépendance et a exprimé son intention de changer, résumée dans une idée centrale : “se sauver est la seule option qui nous reste”.
Son affaire a suscité une grande répercussion depuis novembre 2025, lorsqu'il a été arrêté à Miami pour vol à l'étalage et possession de cocaïne, selon les dossiers du comté de Miami-Dade.
La diffusion de son image à ce moment-là -visiblement amaigri- a provoqué de nombreuses réactions de douleur au sein de la communauté cubaine.
Depuis lors, diverses initiatives dans le sud de la Floride ont tenté de lui apporter du soutien alors qu'il progresse dans son processus de rétablissement.
Les déclarations les plus récentes du communicateur ont suscité des messages d'encouragement sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes lui ont souhaité du courage pour aller de l'avant.
En ce qui concerne l'avenir de Cuba, selon la vision personnelle de Zaldívar, il ne s'agira pas seulement de changer un système, mais de reconstruire une société qui a appris à survivre pendant des décennies au milieu de la pénurie et de l'incertitude.
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