Le régime cubain accuse le Costa Rica d'avoir fermé son ambassade sous la pression des États-Unis.

Relations diplomatiques entre Cuba et le Costa RicaFoto © CiberCuba/Sora

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Le régime cubain a accusé ce mercredi le gouvernement du Costa Rica d'agir sous la pression des États-Unis après la décision de fermer son ambassade à La Havane et de limiter les relations bilatérales au niveau consulaire.

Selon un communiqué du Ministère des Affaires Étrangères de Cuba, la mesure a été notifiée par une note diplomatique et qualifiée d'unilatérale, arbitraire et sans justification par les autorités costariciennes.

La Chancellerie cubaine a affirmé que la décision répond à des pressions externes et non aux intérêts du peuple costaricien, tout en critiquant ce qu'elle considère comme un historique d'alignement de San José avec la politique de Washington envers l'île.

Le gouvernement cubain a également rejeté la demande de réduire le personnel diplomatique de son ambassade au Costa Rica, une mesure qui, selon La Havane, repose sur une supposée réciprocité qualifiée d'infondée.

Selon le communiqué, à partir du 1er avril, les relations entre les deux pays se poursuivront uniquement au niveau consulaire, ce qui représente une réduction significative des liens diplomatiques.

La Havane a interprété cette mesure comme faisant partie d'une stratégie plus large poussée par les États-Unis pour isoler le pays dans la région, au milieu d'un contexte de pression politique et économique croissante sur le régime.

Malgré cela, le régime cubain a assuré que cette décision n'affectera pas les liens historiques entre les deux peuples et a défendu que les relations entre Cuba et le Costa Rica resteront à un niveau humain et culturel.

Pour sa part, le gouvernement du Costa Rica a annoncé ce mercredi la fermeture de son ambassade à La Havane et a demandé au régime cubain de retirer son personnel diplomatique de San José, dans une décision qui marque un fort positionnement politique face à la situation sur l'île.

Le président Rodrigo Chaves et le chancelier Arnoldo André ont confirmé la mesure, qui répond — comme ils l'ont expliqué — à la dégradation continue des droits humains à Cuba, aggravée ces derniers mois par la répression, les coupures de courant et la pénurie généralisée.

«Cette mesure répond à la profonde préoccupation du pays face à la dégradation continue de la situation des droits humains sur l'île», a déclaré André, qui a également dénoncé une augmentation de la persécution à l'encontre des activistes, des opposants et des citoyens critiques envers le gouvernement.

Cette défaite diplomatique pour le régime cubain s'ajoute à un autre événement survenu au début du mois, lorsque le gouvernement de l'Équateur a déclaré persona non grata l'ambassadeur de Cuba à Quito ainsi que tout le personnel diplomatique, consulaire et administratif de la mission, leur accordant un délai de 48 heures pour quitter le pays.

La décision a été communiquée officiellement par le Ministère des Relations Étrangères et de la Mobilité Humaine de l'Équateur dans une note diplomatique datée du 4 mars et adressée à l'Ambassade de la République de Cuba dans ce pays.

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