CARICOM annonce l'envoi d'une aide humanitaire à Cuba avec le soutien du Mexique

Caricom en 2022Photo © Facebook

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La Communauté des Caraïbes (CARICOM) a annoncé ce mardi l'envoi de fournitures humanitaires à Cuba, conformément à une décision adoptée lors de la 50ème Réunion Ordinaire de la Conférence des Chefs de Gouvernement qui s'est tenue à Basseterre, Saint-Kitts-et-Nevis, en février dernier.

L'annonce officielle a été publiée par le Secrétariat du bloc régional, basé à Georgetown, au Guyana.

La initiative, coordonnée par le Secrétariat de la CARICOM, bénéficie du soutien du Gouvernement du Mexique, qui a identifié des fournisseurs locaux et proposera une livraison gratuite depuis les ports mexicains jusqu'à Cuba.

Parmi les articles qui seront achetés au nom des États Membres figurent du lait en poudre —y compris des préparations pour bébés—, des haricots, de la farine de blé, du riz, des produits en conserve, des fournitures médicales de base, des panneaux solaires, des batteries et des réservoirs d'eau.

C'est le président de la CARICOM et le premier ministre de Saint-Kitts-et-Nevis, Dr. Terrance Drew, qui a annoncé la décision lors du sommet régional, dans le but de "concevoir les mécanismes nécessaires pour aider le peuple cubain".

La secrétaire générale du bloc, Carla Barnett, avait exhorté lors de cette même réunion à passer "au-delà des mots" vers des actions concrètes, dans le contexte de la crise à Cuba, où le régime s'accroche au pouvoir malgré l'annonce de négociations avec les États-Unis.

Lors de ce sommet, les pays des Caraïbes ont plaidé en faveur d'une action collective pour soutenir Cuba. Saint-Vincent et les Grenadines ont confirmé leur participation le 3 mars, et la Jamaïque, sous le Premier ministre Andrew Holness, a également soutenu l'action collective.

L'aide arrive en pleine crise énergétique et humanitaire sans précédent sur l'île.

Après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier 2026, le flux de pétrole que le Venezuela envoyait à Cuba — entre 32 000 et 35 000 barils par jour, équivalant à 30 % des besoins énergétiques du pays — a été interrompu brusquement.

Les expéditions ont chuté à seulement 9 528 barils par jour, soit une diminution de 63 % par rapport à 2023.

La situation s'est aggravée le 29 janvier, lorsque l'administration Trump a émis un ordre exécutif imposant des droits de douane à tout pays qui vend ou fournit du pétrole à Cuba, afin de forcer un changement de régime qui profite finalement à la population de l'île.

Le résultat a été un effondrement électrique de proportions historiques : des déficits allant jusqu'à 1.924 mégawatts, des coupures de courant atteignant jusqu'à 30 heures dans certaines provinces et plus de 90 % de La Havane sans électricité aux moments les plus critiques de mars. Des images satellites montrent une chute de 50 % de la consommation électrique nocturne de la nation caribéenne.

La pénurie massive de nourriture, d'eau et de médicaments a poussé la population à ses limites.

Protestations et casserolades ont été signalées depuis le 7 mars à La Havane et dans d'autres provinces. Francisco Pichon, coordonnateur résidant des Nations Unies à Cuba, face à la gravité de la situation.

Le régime continue de réprimer les manifestations et maintient en prison plusieurs Cubains qui sont sortis pour protester et demander des changements.

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