Trump a confirmé qu'il laissera entrer le pétrolier russe avec 730 000 barils de brut destinés à Cuba




Le président Donald Trump a confirmé ce dimanche que son administration permettra l'arrivée du pétrolier russe Anatoly Kolodkin à Cuba, un navire sanctionné qui transporte entre 700 000 et 730 000 barils de brut et qui est attendu au port de Matanzas mardi.

Al étant interrogé par un journaliste, lors d'une rencontre avec la presse à bord de l'Air Force One, sur la véracité de l'affirmation selon laquelle les États-Unis laisseraient passer le pétrolier, Trump a répondu sans détour : "Si un pays veut envoyer du pétrole à Cuba, je n'ai aucun problème avec ça."

Lorsque le journaliste lui a demandé s'il s'inquiétait que cela profite à Poutine, le président a écarté cette idée : "Cela ne l'aide pas. Il perd un bateau de pétrole. C'est tout. Cela ne me dérange pas."

Trump a justifié sa décision par un argument humanitaire : "Je préfère le laisser entrer, qu'il vienne de Russie ou de tout autre pays, car les gens ont besoin de chauffage, de climatisation et de toutes les autres choses dont ils ont besoin."

Au même moment, le président a été catégorique sur le régime cubain : "La Cuba est finie. Ils ont un mauvais régime. Ils ont un leadership très mauvais et corrompu. Et qu'ils reçoivent ou non un bateau de pétrole, cela n'aura pas d'importance."

La Garde côtière américaine, qui avait au moins deux navires déployés au nord de Cuba, a reçu des instructions de ne pas intercepter le pétrolier, selon des sources citées par The New York Times.

Le Anatoly Kolodkin, sanctionné par les États-Unis, l'Union européenne et le Royaume-Uni, a quitté le port russe de Primorsk le 8 mars avec une destination déclarée fictive. Son arrivée représenterait le premier grand approvisionnement en carburant que reçoit Cuba depuis plus de trois mois.

Le blocus pétrolier a été imposé par Trump par le biais de l'Ordre Exécutif 14380, signé le 29 janvier 2026, qui a déclaré une urgence nationale et a menacé de tarifs tout pays fournissant du pétrole brut à l'île.

Cependant, le répit que pourrait apporter la cargaison sera limité et temporaire. L'expert Jorge Piñón, de l'Université du Texas, estime que le cargaison couvre au maximum deux semaines de fourniture pour Cuba.

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