La Chine et le Pakistan proposent un plan en cinq points pour freiner la guerre au Moyen-Orient



Soldats iraniens (Image de référence)Photo © Wikipedia

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Les ministres des Affaires étrangères de Chine, Wang Yi, et du Pakistan, Ishaq Dar, ont présenté ce mardi à Pékin une initiative conjointe en cinq points pour "rétablir la paix et la stabilité dans le Golfe et au Moyen-Orient", selon des informations publiées par l'agence officielle chinoise Xinhua.

Les deux pays demandent la cessation immédiate des hostilités, le début des négociations de paix dans les plus brefs délais, la garantie de la sécurité des objectifs non militaires, la protection de la sécurité de la navigation et la sauvegarde de la primauté de la Charte des Nations Unies.

La proposition, à laquelle EFE a eu accès, insiste sur la nécessité de "mettre en œuvre tous les efforts possibles pour éviter la propagation du conflit" ainsi que de "permettre l'entrée d'aide humanitaire dans toutes les zones touchées".

En ce qui concerne les négociations de paix, ils appellent à "respecter la souveraineté, l'intégrité territoriale, l'indépendance nationale et la sécurité" non seulement de l'Iran, mais aussi des États du Golfe, qui ont été attaqués par Téhéran.

L'initiative appelle à "cesser immédiatement les attaques contre les civils et les objectifs non militaires" et à "respecter pleinement le droit international humanitaire".

Cela inclut les agressions contre les installations énergétiques, les usines de dessalement, les infrastructures électriques et les installations nucléaires civiles, après que certaines structures de la zone aient été attaquées.

En ce qui concerne la sécurité de la navigation, affectée après la fermeture de facto du détroit d'Ormuz par des forces iraniennes, la Chine et le Pakistan exhortent à "protéger la sécurité des navires et des équipages qui restent retenus dans les eaux intérieures du détroit d'Ormuz, à organiser dès que possible le passage sûr des navires civils et commerciaux, et à rétablir la navigation normale dans le détroit le plus rapidement possible."

Le communiqué, selon le rapport de EFE, compte sur le soutien de l'Arabie Saoudite, de la Turquie et de l'Égypte, qui conviennent que l'extension du conflit "ne profite à personne et ne conduira qu'à la mort et à la destruction".

« Le dialogue et la diplomatie sont les seuls moyens viables pour résoudre le conflit », indique le texte, qui appelle à un dialogue entre les parties en conflit durant lequel « elles ne doivent ni utiliser ni menacer d’utiliser la force ».

La proposition arrive en un moment de tension régionale extrême, après avoir enregistré plus de 4 800 morts sur le territoire iranien en raison du conflit en cours dans la région.

Le contexte s'est aggravé lorsque l'Iran a formellement bloqué le 19 mars le détroit d'Ormuz, une décision qui a déclenché une escalade diplomatique et militaire sans précédent dans la région.

Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie Saoudite, de Turquie et d'Égypte se sont réunis pour aborder la crise, signe que la communauté internationale cherche activement des voies de désescalade.

Le Pakistan s'est imposé comme un intermédiaire clé entre les parties en conflit, tirant parti de ses liens historiques tant avec le monde arabe qu'avec l'Iran, et de sa relation stratégique avec la Chine.

Pendant ce temps, Trump a prolongé son ultimatum à l'Iran pour rouvrir le Détroit d'Ormuz, maintenant la pression sur Téhéran au milieu des efforts diplomatiques internationaux.

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